Triple infanticide : la mère a avoué

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Triple infanticide : la mère a avoué
@ MAXPPP
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La femme de 39 ans a reconnu avoir étouffé ses enfants mais n'a pas expliqué son geste.

L'info. Ils étaient bordés dans leur lit, comme d'habitude. Mais derrière l'apparente normalité d'une vie familiale, c'est une scène  d'horreur qu'ont découverte les policiers dimanche soir à Bar-le-Duc, dans la Meuse. Trois enfants, âgés de 2 à 5 ans, gisaient là morts étouffés. Leur mère a reconnu les avoir tués mais n'a pas donné d'explications.

Une mère qui vivait seule. Les trois enfants, âgés de 2, 3 et 5 ans, placés en famille d'accueil, passaient le week-end chez leur mère à Bar-le-Duc. Mais dimanche soir, elle n'avait pas rendu les deux fillettes et le garçonnet. "Cette femme était séparée du père des enfants et vivait seule à Bar-le-Duc. Elle avait un droit de visite et d'hébergement pour le week-end, mais n'a pas rendu les enfants à 18 heures comme prévu", a indiqué le commandant de police Gilles Hubain. C'est la famille d'accueil qui a donné l'alerte. Sur place, les policiers ont découvert les enfants dans leur lit. Ils étaient visiblement morts depuis la veille, selon les informations d'Europe 1.

La mère de famille avait projeté, en vain, de se suicider après avoir étouffé les trois enfants. Les policiers l'ont retrouvée "assise sur le canapé, le regard hagard", sous l'emprise de somnifères. Un couteau a en outre été retrouvé sous son oreiller.

"Elle ne nie rien". "Elle a reconnu les faits", a indiqué le directeur départemental de la sécurité publique de la Meuse, Olivier Hédon, lundi à la mi-journée. "La mère de famille ne nie rien, mais donne peu de précisions. Elle est dans un état de très grande tristesse et de très grande prostration", a-t-il précisé. Des analyses sont en cours pour déterminer si elle était sous l'emprise de médicaments.

Une "précarité sociale aiguë". La mère de famille était jusqu'alors inconnue des services de police et de justice. Selon plusieurs voisins, elle était décrite comme vivant dans une "précarité sociale aiguë". Après une séparation du père des trois victimes intervenue il y a plusieurs années, la jeune femme résidait seule avec ses deux cadets dans un logement social situé dans le centre-ville de Bar-le-Duc.

Elle devrait être présentée à un juge d'instruction mardi, avant une mise en examen pour meurtres sur mineurs de 15 ans. Sous cette qualification pénale, elle encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.