Tremblay : un rôdeur en voiture inquiète les parents

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Tremblay : un rôdeur en voiture inquiète les parents
L'école primaire Victor Hugo, à Tremblay en France, en Seine-Saint-Denis. @ Capture d'écran Google Street View
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Un homme a été aperçu à plusieurs reprises en train d'aborder des jeunes élèves au moment de la sortie des classes. Identifié, il n’a pas encore été interpellé.

Inquiétude à l'école Victor-Hugo de Tremblay-en-France. Un homme a été aperçu à plusieurs reprises en train d'aborder des jeunes élèves au moment de la sortie des classes. Les premiers signalements remontent au mois de janvier. Et il semble que malgré les mises en garde faites aux parents, l'homme vient de recommencer.

"J’ai couru chez mon copain". Récemment, deux mots avertissant de sa présence dans les parages ont été rédigés dans les carnets de correspondance des élèves. Le 21 juin, le 3 mars et en début de semaine, le suspect a interpellé des enfants, leur proposant de monter dans son véhicule. La dernière victime en date, Ismaël, 10 ans, a eu les bons réflexes.

"J’ai marché et j’ai vu une voiture qui roulait et qui a freiné d’un coup sec pour me demander de monter. Il était mat de peau, barbu, bizarre. D’un coup, il m’a dit : ‘rentre dans ma voiture’. Moi j’ai couru chez mon copain. Je n’ai pas pensé, j’ai directement couru. Et quand j’ai regardé derrière moi pour voir s’il me poursuivait, il avait tourné à gauche", raconte-t-il au micro d’Europe 1.

"On a peur qu’un drame arrive". Si le jeune garçon a eu la bonne attitude face au rôdeur, c'est parce que les instituteurs multiplient les consignes depuis plusieurs mois, comme quitter l'école en groupe ou bien accompagnés d'un adulte. Mais ces précautions ne rassurent pas pour autant les parents, notamment Morad, le papa d'Ismaël qui a déposé jeudi une main courante auprès de la police.

"J’étais un peu surpris parce qu’ils savaient exactement qui était la personne, la plaque d’immatriculation de son véhicule, ils avaient toutes les informations. On a l’impression qu’il se promène en toute impunité. En parallèle, on subit une certaine paranoïa, parce que l’autre fois, j’ai vu une Saxo verte, je suis resté à attendre jusqu’à ce que la personne vienne. Mais c’était une femme donc je suis reparti. Maintenant on fait attention à toutes les Saxo verte. On incrimine des gens. On a des préjugés. C’est parce qu’on a peur qu’un drame arrive", confie-t-il.

Et c'est le cas de plusieurs des parents d'élèves de l'école Victor Hugo. Certains confient même avoir suivi des Citroën Saxo dans le quartier pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas de celle du rôdeur.