Trahi par son ADN dix ans après les faits

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Trahi par son ADN dix ans après les faits
@ MAXPPP
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Michel Ambras comparaît lundi aux assises, pour le meurtre d’un retraité, perpétré en 1996.

Dix ans après, l’ADN a parlé. Michel Ambras comparaît lundi devant la cour d’assises des Yvelines, accusé du meurtre d’un retraité. En 2006, le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) avait fait un rapprochement entre l’ADN retrouvé sur un mégot de cigarettes retrouvé sur les lieux d’un crime, et l’homme de 50 ans.

Le 16 avril 1996, Willy Pomonti, 69 ans, est retrouvé mort à son domicile de la Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines, les pieds et poings liés par un ruban adhésif. Il a été torturé avec une perceuse électrique, et a subi plusieurs coups, ayant notamment causé un enfoncement de sa boîte crânienne. De nombreuses traces de sang sont constatées sur le sol, les murs et les meubles du pavillon.

S’en suit une enquête très longue, qui piétine pendant dix ans. En tout, sept empreintes digitales non identifiées sont retrouvées sur les lieux. Ca n’est qu’en 2006 que le rapprochement est fait avec Michel Ambras, un homme marié et père de quatre enfants, déjà condamné pour vol et escroquerie.

"Deux heures de torture"

A l'ouverture du procès, Flerence, la fille de la victime, a confié à la presse : "ce qui m'a choqué, c'est qu'il a l'air normal, il a l'air presque sympathique si on le met hors des faits (...) J'aurais pu comprendre si c'était un cambriolage qui a mal tourné, si ça s'était arrêté là. Mais pourquoi a-t-il fait ça ? Mon père a subi une heure ou deux heures de torture".

Interpellé en 2006, l’homme commence par nier les faits, avant de reconnaître avoir tenté de cambrioler le domicile de la victime. Il affirme ensuite avoir été surpris par Willy Pomonti, et l’avoir frappé à la tête avec une perceuse, avant de prendre la fuite. Il nie avoir fumé sur les lieux. Il change ensuite de version au cours de l’instruction, affirmant avoir agi avec un complice, décédé en 2005. Il déclare avoir fait le guet pendant que l’autre homme procédait au cambriolage. Le verdict est attendu jeudi.