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Wendy Bouchard avec CC , modifié à
Jean-Marc Falcone, le directeur général de la Police nationale, était dimanche l'invité d'Europe 1, au lendemain de l'agression, samedi, de quatre policiers en Essonne. 
INTERVIEW

Deux policiers ont été "sérieusement blessés" samedi par une dizaine de personnes qui ont lancé sur leur véhicule des cocktails Molotov à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. Deux autres policiers ont également été blessés, moins gravement. Directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone est revenu sur ces événements, dimanche sur Europe 1, confiant que ses services sont "sur les dents" et "mettent tout en oeuvre pour pouvoir interpeller ces individus". 

Comment vont les quatre policier au lendemain de leur agression ? 

Ce matin, nous en avons toujours deux sur quatre hospitalisés, qui ont des blessures liées à des brûlures de grande gravité, notamment pour l'un d'entre eux, dont la situation de santé est pour l'instant réservée et préoccupante. L'autre personne, une dame, policière, a aussi gravement été blessée. Elle est toujours hospitalisée, en soin intensif dans un hôpital parisien. Ils sont tous les deux sous surveillance. Les deux autres ont des blessures de moindre importance mais sont quand même blessés avec de nombreux jours d'ITT pour l'instant. 

Le maire de Viry-Chatillon parle d'une "tentative d'assassinat". Et vous, ce matin ? 

Je suis scandalisé par de tels comportements. Effectivement, ces agresseurs, ces criminels barbares ont essayé de faire mourir, de tuer quatre fonctionnaires de la police nationale. Les premiers témoignages démontrent qu'au-delà des premiers cocktails molotov qui ont été lancés dans les véhicules, il y a eu des heurts pour que ces personnels puissent être complètement brûlés. (...) On a interpellé, il y a quelques jours, quelques semaines, sur ce secteur, plusieurs dizaines de kilos de stupéfiants et aussi des agressions, des vols à la portière. 

Êtes-vous en mesure de nous donner des détails sur cette agression ? 

Non, pas pour l'instant, parce que les témoins sont en cours d'audition. Les vidéos du secteur sont en cours d'analyse. On fait de la police technique et scientifique mais incontestablement, d'après les premiers témoignages, il y avait des hommes armés de bâtons et dont certains auraient été cagoulés.

Que se passe-t-il maintenant sur le terrain ? 

Incontestablement, inutile de vous dire que l'ensemble des services de France, mais aussi et surtout de l'Essonne, sont sur les dents et mettent tout en oeuvre pour pouvoir interpeller ces individus parce qu'ils ont commis un acte criminel. (...) Il faut occuper le terrain encore plus et montrer que l'Etat régalien est toujours sur place et ne permettra pas à ces individus de prendre possession d'un terrain.