Tarterêts : deux peines de prison ferme

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Tarterêts : deux peines de prison ferme
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Deux jeunes accusés d'avoir agressé des policiers ont été condamnés. Le parquet a fait appel.

Le tribunal correctionnel d'Evry a condamné mercredi à sept mois et à trois mois de prison ferme, deux jeunes hommes de 18 et 20 ans accusés d'être impliqués dans l’agression d'agents des forces de l’ordre, jeudi 12 août, dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, dans l'Essonne. Un policier avait notamment été attaqué à coups de marteau.

Le jeune homme de 18 ans, à qui il est reproché d'avoir donné des coups de poing aux policiers et tenté d'enlever son casque à l'un d'eux, a été condamné à un an d'emprisonnement dont cinq mois avec sursis mise à l'épreuve. A l'encontre du jeune homme de 20 ans, qui a dix condamnations à son actif et est poursuivi pour outrages et incitation à la rébellion, le tribunal a prononcé une peine de trois mois fermes. Il a été relaxé du chef de provocation à la rébellion.

Le parquet avait requis une peine de deux ans d'emprisonnement pour le premier mis en examen, et six mois de prison pour le second. Il a décidé de faire appel de la condamnation.

"J'ai passé l'âge"

Les deux jeunes garçons reconnaissent leur présence sur les lieux, mais nient toute volonté de blesser. "J'ai passé l'âge (de commettre des violences de ce type). J'ai 20 ans, plus 16 ans. A cet âge là, on est mûr", a déclaré l'un des prévenus.

"Il y a deux constantes dans ce type de procès. La première, c'est qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment, tout à fait par hasard. La seconde, c'est que ce n'est pas de chance, la police interpelle systématiquement les sortes de sages du quartier", a répliqué le substitut du procureur.

Deux autres suspects en liberté surveillé

Deux garçons de 16 ans sont également mis en cause dans cette affaire. Ils ont été mis en examen mercredi par le juge pour enfants et placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès.

Le premier a été mis en examen pour violences volontaires avec arme et incitation à la rébellion. Le second,soupçonné d'avoir donné des coups de marteau aux forces de l'ordre, est accusé de violences volontaires avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Les deux avocats de la défense, Me Brossier et Me Laurent Caruso, ont soulevé la question de la nullité de la garde à vue des deux jeunes garçons, qui n'ont pu entrer en contact avec un avocat qu'au bout d'une journée suite à une erreur de numéro de téléphone. Le tribunal a joint cet incident au fond au dossier.