Suspectée d'avoir attaché un élève

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Suspectée d'avoir attaché un élève
@ MAXPPP
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L'enseignante aurait voulu le punir en l'attachant à sa chaise. Des enquêtes sont en cours.

Une enseignante a-t-elle attaché un enfant de trois ans et demi à sa chaise pour le punir ? Des enquêtes policière et administrative sont en cours pour vérifier les faits qui se seraient déroulés dans une maternelle de Narbonne. Dans cette affaire, c'est la parole d'un enfant contre celle de l'institutrice.

"Cela a duré une à deux minutes". La mère de l'élève accuse en effet cette professeure des écoles, qui remplaçait l'institutrice titulaire en charge de la classe des tout-petits, d'avoir puni son enfant la semaine passée. L'enfant aurait fait une bêtise et était "un peu agité". L'institutrice serait alors allée chercher une corde dans la classe de jeu.

Là, "elle a attaché mon fils à sa chaise alors qu'il lui demandait, en pleurant, de ne pas le faire", a raconté la mère de l'enfant, à La Dépêche du Midi. Cela "a duré une à deux minutes, mais c'est très long pour un enfant", a-t-elle ajouté.

La famille avertie par un autre parent d'élève. La mère de l'enfant de trois ans et demi aurait appris les faits par l'intermédiaire d'un autre enfant qui aurait rapporté la scène à ses propres parents.

De son côté, l'enseignante mise en cause, ayant plus de 20 ans d'expérience et intervenant en remplacement de ses collègues absents, a contesté les faits. L'enfant a été menacé d'être puni, mais il n'a pas été attaché, s'est-elle défendue auprès de l'administration.

La police essaie de démêler les versions. Les enquêteurs se sont rendus lundi à l'école pour des constatations matérielles hors la présence des enfants, a indiqué le procureur de Narbonne, David Charmatz. Les témoins devraient être entendus mardi, avant une éventuelle audition de la mise en cause au cours de la semaine, a-t-il ajouté.

Le procureur ne s'est pas prononcé sur le bien-fondé des accusations portées contre l'enseignante, mais le parquet prend l'affaire "très au sérieux". L'Education nationale a indiqué pour sa part avoir ouvert une enquête administrative. Elle a pris des mesures conservatoires en ne renvoyant pas l'enseignante travailler à l'école Charles-Perrault lundi.