Suicides en série dans un collège

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Suicides en série dans un collège
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Quatre élèves d'un même collège ont tenté de se suicider à Coursan. Une jeune fille est décédée.

Coursan, 6.000 habitants, dans l’Aude. Une petite ville frappée par une série de suicides parmi ses adolescents. En moins d’une semaine, quatre jeunes ont tenté de mettre fin à leur jour. Une collégienne de 15 ans a succombé jeudi à l’hôpital. Le procureur de la République a cependant précisé vendredi qu'il était impossible dans l'immédiat de conclure à des gestes "concertés".

La jeune fille décédée avait été la première à passer à l’acte la semaine dernière. Elle avait été hospitalisée dans un état critique après avoir vraisemblablement absorbé un cocktail de médicaments. Les trois autres jeunes de 15 et 16 ans qui ont tenté de se suicider, dont le dernier mardi, sont pour leur part hors de danger. Deux d’entre eux ont pu retourner en cours.

Un deuil pour explication ?

Comment expliquer ce drame ? Les quatre adolescents n’auraient pas supporté le décès accidentel de deux autres élèves du collège des Mailheuls. Il y a un mois, une jeune fille avait été renversée par une voiture alors qu'elle circulait à vélo dans la ville. La semaine dernière, un jeune garçon est décédé après un accident de scooter. Les quatre adolescents suicidaires étaient proches des deux victimes.

Mais "il n'y avait pas de signes" laissant penser à un tel drame, a assuré Frédéric, un agent de maintenance du collège, rencontré par Europe 1. Le procureur de la République a par ailleurs précisé que la jeune fille décédée avait un "problème amoureux" personnel.

Ils s'étaient confiés sur Internet

Sur Internet, deux des quatre collégiens avaient annoncé par écrit, peu avant de passer à l'acte, qu'ils allaient mettre fin à leurs jours, avait précisé jeudi la préfecture.

Mais le procureur de Narbonne a mis en garde vendredi contre toutes conclusions hâtives. "Ces jeunes étaient en contact sur Facebook. C'est logique que les accidents aient alimenté des discussions entre ados sur la mort, ce n'est pas parce que les gamins discutent qu'il y a incitation et nous n'avons pas d'éléments, en l'état, en faveur d'un délit d'incitation au suicide", a insisté le procureur.

"Je suis vraiment très très touché", a confié Gilbert Pla, le maire de Coursan au micro d’Europe 1, témoignant du sentiment d’incompréhension qui touche sa commune. Une cellule psychologique a été installée dans l’établissement scolaire. Un appel à la vigilance, notamment des parents, a également été lancée par la préfecture.