Suicide d'un ado : "des menaces"

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Suicide d'un ado : "des menaces"
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Les enquêteurs vérifient le lien avec des violences dont était victime ce jeune Quimpérois.

Un adolescent âgé de 15 ans s’est donné la mort la semaine dernière à Quimper, dans le Finistère, révèle jeudi Le Télégramme. Le procureur de la République s’est refusé dans l’immédiat à donner une explication formelle à ce geste. Mais les proches du jeune homme en sont certains : sa mort est liée au fait qu’il était victime de violences quotidiennes.

L'affaire aurait commencé en avril près du collège de La Sablière, à Quimper. Le jeune homme aurait tenté de prendre la défense d'autres adolescents. "Ils étaient trois ou quatre jeunes à avoir pris l’habitude d’embêter un groupe d’enfants de 12 ou 13 ans le matin. Un jour, Benjamin a pris leur défense. Et du coup, il s’est fait taper à la sortie du bus", raconte sa soeur, Emilie, jointe par Europe 1.

"Il disait qu’il allait péter un plomb"

"Après ça, il était beaucoup plus nerveux, beaucoup plus angoissé. Il disait qu’il allait péter un plomb à cause d’eux en pleurant. Il avait envie de les taper mais il savait qu’il ne faisait pas le poids", ajoute la jeune fille.

"Il pleurait à cause de ça" :

L'adolescent avait porté plainte pour coups et blessures. Trois jeunes avaient été interpellés. Ils sont convoqués le 2 juin prochain devant le juge des enfants pour répondre de violences volontaires, vol et extorsion. Mais, malgré cette procédure, la pression ne serait pas retombée.

La jeune victime, décrite par ses proches comme un élève sans histoire, ne se rendait plus en centre-ville. "Un matin, je l’ai déposé en voiture, il s’est fait courser par l’un d’eux de ma voiture jusqu’à l’entrée du collège", raconte encore sa soeur. "Il avait eu plusieurs menaces", ajoute-t-elle.

Un hommage sera rendu

L’enquête est toujours en cours. Une minute de silence sera respectée vendredi au collège de La Sablière. Les amis de l’adolescent décédé ont créé une page sur le réseau communautaire Facebook pour lui rendre hommage.

"Il faut faire quelque chose, il fait réagir parce qu’on peut pas laisser des enfants gâcher leur vie. Quand on a 15 ans, on demande juste à profiter sans se poser de questions", conclut Emilie.