Sète : un pompier volontaire blessé pendant la tournée des calendriers

  • A
  • A
Sète : un pompier volontaire blessé pendant la tournée des calendriers
Le pompier ne sait pas comment il a été atteint à la cuisse@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
Partagez sur :

Le pompier s'en est tiré avec seulement un point de suture, mais la colère est là.

C'est la première fois que cela lui arrive. Un pompier volontaire de 45 ans s'est pris un coup de couteau dans la cuisse alors qu'il faisait la tournée des calendriers dans un immeuble de Sète, raconte France Bleu Hérault vendredi.

Des pompiers bien accueillis. Il est 20h jeudi soir quand le pompier volontaire et son collègue arrivent sur l'île de Thau, à Sète. Ils commencent à faire leur traditionnelle tournée des immeubles pour vendre des calendriers de l'avent. Mais dès leur arrivée, ils sont pris à partie par des jeunes du quartier qui les insultent. "Les gens en uniforme vous n'avez rien à faire dans le quartier", entendent-ils. Mais ils ne répondent pas "ça ne sert à rien et on a continué à faire la cage d'escalier", raconte la victime.

Une agression incompréhensible. "Quand on est redescendus, la minuterie s'est éteinte et j'ai ressenti une douleur vive à la cuisse droite. Quand on a rallumé, j'ai vu que j'avais le pantalon plein de sang." À ce moment-là, une femme est arrivée sur le même palier que lui avec son fils. Elle a immédiatement prévenu le collègue du pompier qui se trouvait un ou deux étages plus haut. C'est également elle qui a appelé les secours. "Je n'ai pas trop réagi, je ne savais pas trop pourquoi et comment c'était arrivé."

Une blessure superficielle. Le pompier est alors conduit à l'hôpital. La blessure est superficielle, elle ne nécessite qu'un point de suture. Mais le pompier agressé se dit en colère et dégoûté. "J'ai rencontré plein de gens là-bas, quand je faisais les calendriers qui vous offrent un gâteau... qui s'occupent parfaitement de vous. Donc je ne veux pas que les bons payent pour les mauvais. Demander à chaque fois la police quand on doit aller là-bas, je ne pense pas que ce soit une solution", conclut-il.