Seine-Saint-Denis : un banquier escroque sa cliente jugée "raciste"

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Seine-Saint-Denis : un banquier escroque sa cliente jugée "raciste"
Placé sous contrôle judiciaire vendredi, selon une source proche du dossier, le banquier sera jugé le 21 août pour "escroquerie".@ DAMIEN MEYER / AFP
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Un banquier de 27 ans a voulu "pousser un coup de gueule" contre son employeur, a expliqué son avocat, Manuel Abitbol, confirmant une information du "Point".

Un jeune banquier sera jugé en août à Bobigny pour avoir escroqué pour près de 400.000 euros sa cliente octogénaire, expliquant notamment avoir "craqué" face aux propos "racistes" de cette dernière, ont indiqué dimanche des sources concordantes. Cet homme de 27 ans a voulu "pousser un coup de gueule" contre son employeur, a expliqué à l'AFP son avocat, Manuel Abitbol, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Point.

"Plusieurs éléments se sont ligués", a ajouté l'avocat : "une surcharge de travail, le fait qu'il ne se sentait pas considéré par sa hiérarchie et les propos racistes et islamophobes tenus selon lui par sa cliente, alors que lui et sa famille sont musulmans". Le jeune homme, qui travaille dans une agence LCL à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, est soupçonné d'avoir détourné, entre mars et décembre 2016, 380.000 euros de l'assurance vie de cette cliente âgée de 89 ans.

Casier judiciaire vierge. L'enquête a démarré après un signalement du directeur de l'agence qui s'inquiétait d'un changement d'adresse de la victime. Contactée par la banque, la cliente, qui n'avait jamais changé d'adresse, avait alors déposé plainte, a détaillé Me Abitbol à l'AFP. Il s'est avéré que cette adresse correspondait en réalité à un appartement appartenant au banquier. Cet appartement, et un deuxième logement acheté avec l'argent détourné, ont été saisis, ainsi que 36.000 euros de lingots d'or découverts en perquisition. Placé sous contrôle judiciaire vendredi, selon une source proche du dossier, le banquier sera jugé le 21 août pour "escroquerie". "Son casier judiciaire est vierge et il a reconnu les faits à la première seconde de sa garde à vue", a souligné son avocat.