Salah Abdeslam veut assister à son procès à Bruxelles fixé au 18 décembre

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Salah Abdeslam veut assister à son procès à Bruxelles fixé au 18 décembre
Le Français d'origine marocaine, âgé de 28 ans, est notamment accusé de "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers".@ DSK / POLICE NATIONALE / AFP
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Le seul survivant des commandos qui ont attaqué Paris en 2015, est notamment accusé de "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers".

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, souhaite assister à son procès prévu à Bruxelles en décembre pour des tirs sur des policiers en mars 2016, a annoncé mardi le parquet fédéral belge. Il s'agit du procès de la fusillade survenue le 15 mars 2016 à Forest, qui avait précipité la fin des quatre mois de cavale de Salah Abdeslam, finalement arrêté trois jours plus tard à Molenbeek, une autre commune de l'agglomération bruxelloise.

Actuellement incarcéré en France. Le Français d'origine marocaine, âgé de 28 ans, est notamment accusé de "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers", et doit comparaître au côté d'un complice présumé, Sofiane Ayari. "Contrairement à ce qu'on pensait, il a exprimé la volonté de venir assister à son procès", a déclaré un porte-parole du parquet fédéral, précisant que Salah Abdeslam avait émis ce vœu devant un magistrat français. Il est actuellement incarcéré en France.

Ce souhait a été rendu public lors d'une audience devant un tribunal de Bruxelles destinée à fixer le calendrier de ce procès, le premier impliquant d'anciens membres présumés de la cellule terroriste à l'origine des attentats de Paris (130 morts le 13 novembre 2015) et Bruxelles (32 morts le 22 mars 2016).

Un procès sur quatre jours. Le procès doit s'ouvrir le lundi 18 décembre avec des audiences prévues sur quatre jours jusqu'au vendredi 22 inclus (avec relâche le mercredi), a précisé une avocate dans le dossier. Il reste désormais à organiser les conditions du transfèrement d'Abdeslam "sur le plan juridique et le plan de la sécurité", a souligné Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral. Il pourrait faire l'objet d'un prêt à la Belgique le temps du procès, mais "les Français vont vouloir des garanties sur son retour", a ajouté ce magistrat.