Saisie d'armes en Gironde : un ex-militaire condamné à six mois de prison

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Saisie d'armes en Gironde : un ex-militaire condamné à six mois de prison
@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Un ancien militaire de 26 ans, ouvertement raciste et xénophobe, a écopé de six mois ferme du tribunal correctionnel de Libourne. 

Un ancien militaire de 26 ans, évoluant dans le milieu de l'ultra-droite et déjà condamné pour avoir lancé un cocktail-molotov contre une mosquée en Gironde, a écopé de six mois de prison ferme pour "détention d'armes", a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Des armes découvertes à son domicile en janvier. Jugé mardi par le tribunal correctionnel de Libourne, le jeune homme a également été condamné à une interdiction de détenir des armes soumises à déclaration pendant trois ans. Les armes et munitions saisies à son domicile ont été confisquées. Ces armes avaient été découvertes le 19 janvier lors de perquisitions administratives menées dans le cadre de l'état d'urgence. Les gendarmes avaient découvert au domicile de l'ancien militaire, sans profession, trois armes longues et 500 munitions. 

28 armes et plus de 12.500 munitions chez son père. Parallèlement, une autre perquisition menée au domicile de son père avaient conduit à la saisie de 28 armes et plus de 12.500 munitions. Un atelier artisanal et de la poudre noire permettant de confectionner des munitions avaient été également découverts. Les deux hommes étaient décrits comme "profondément xénophobes, profondément racistes, vivant dans une théorie du complot". "Ils pensent qu'à un moment donné, ils vont devoir vivre dans leur maison coupés du monde pendant le plus longtemps possible", avait-on précisé à la préfecture.

En 2012, il a lancé un cocktail-molotov contre une mosquée. Âgé de 56 ans, et jusque là sans antécédent judiciaire, le père a été incarcéré lundi pour avoir violé son contrôle judiciaire sur l'interdiction de détenir des armes, a-t-on appris de source proche de l'enquête, confirmant une information du quotidien Sud Ouest. L'ancien militaire avait déjà été condamné en octobre 2014 à Paris à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir lancé un cocktail-molotov contre la mosquée de Libourne en 2012. L'attaque n'avait pas fait de victime et très peu de dégâts.