Rivesaltes : une rupture à l'origine du drame

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Rivesaltes : une rupture à l'origine du drame
@ Maxppp
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Après avoir appris que sa compagne le quittait, il a sorti son fusil de chasse et tué trois personnes.

Il n'a pas supporté la rupture avec sa compagne, âgée de 30 ans. Joachim Toro, 78 ans, a tué trois personnes jeudi après-midi à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, d’après les informations recueillies par Europe 1, une heure après avoir vu la jeune femme, qui avait pour habitude monnayer ses charmes contre de l'argent ou des cadeaux.

Cette fois, elle lui avait donné rendez-vous vers 15 heures sur un parking, accompagnée d'une amie, pour lui annoncer qu'elle mettait fin à leur relation. Il a alors sorti un fusil de chasse pour tirer sur les deux femmes, qui ont parvenu à s'enfuir en voiture. Son ancienne amie a été légèrement blessée au bras droit et au coude.

Une heure plus tard, ce plombier à la retraite est sorti de chez lui avec son fusil de chasse, pour déverser sa rage, sans discernement, sur ceux qui se trouvaient là. Il a alors tiré sur Michel Raspaud, un retraité de 72 ans, qui se promenait sur le quai. Il a ensuite pris pour cible deux employés municipaux, Jean-Luc Joffre, 42 ans, et Jean-Philippe Abribat, 36 ans, qui faisaient leur travail d'entretien de ce lieu de promenade.

"Un homme tranquille"

Le tireur est ensuite monté sur un muret en bord de rivière pour tenter de se suicider en retournant l'arme contre lui. Quand les gendarmes sont intervenus, il avait "le visage en partie arraché", selon le procureur. Il a été hospitalisé à l'hôpital de Perpignan, où il se trouve dans un état critique. Son pronostic vital est toujours engagé.

David, témoin de la scène, raconte le drame. Il se dit "choqué" :

Sylvie, habitante de la commune décrit pourtant un homme sans histoire : "on se connaît depuis longtemps. Il était plombier à la retraite et c'était un homme qui était tranquille", témoigne-t-elle, avant d'ajouter : "il n'avait pas de problème particulier. Il était coureur de jupon mais à part ça...".

Dans le quartier, on le décrit en tout cas comme un homme à femme, comme l'a expliqué Marie, une habitante, au micro d'Europe 1. "Il s'arrêtait en voiture, il te dévisageait, il avait un regard de fou sur les femmes. C'était bien prononcé".

Selon le procureur, l'ex-amie du meurtrier se disait harcelée au téléphone par Joachim Toro. Si elle s'était fait accompagner d'une amie, c'était par crainte de sa réaction quand elle lui annoncerait la rupture.