RER A : la mère avait alerté la police

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RER A : la mère avait alerté la police
@ MAX PPP
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Sa famille n'a pas demandé "qu'il soit hospitalisé sous contrainte", a répondu le ministère.

La mort d'un voyageur, poussé sur la ligne du RER A vendredi, aurait-elle pu être évitée ? Le principal suspect, un jeune homme de 28 ans arrêté vendredi, a reconnu son geste mortel. Mais sa mère dit avoir averti la police de sa dangerosité, dans une interview au Parisien lundi. "J’avais tiré le signal d’alarme, je sentais que mon fils pouvait commettre l’irréparable à chaque instant", confie-t-elle.

"Je voulais qu'on m'aide", a-t-elle déclaré dès dimanche soir sur France 2 :

"On aurait pu anticiper"

Le 23 mars dernier, la mère du jeune homme , habitant à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, avait appelé la police "alors que son fils était en grand état d’agitation". "Ils sont venus avec les pompiers. Quand ils étaient là, mon fils m’a craché dessus. Mais ils ne l’ont pas emmené. On aurait pu anticiper ce qui s’est passé. Si seulement on m’avait écouté, ce ne serait pas arrivé", explique-t-elle au Parisien.

Selon elle, son fils souffre de "troubles psychiatriques lourds. On les a détectés en août 2005. Depuis, il a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, dont certains de plusieurs mois. Sa dernière injection remonte au 6 janvier, détaille la mère. Depuis, il n’a plus pris ses traitements et dans ces cas là, il devient incontrôlable. Il peut commettre l’irréparable", expliquesa mère dans Le Parisien. Celle-ci affirme qu'elle avait demandé une obligation de soins pour son fils, qui lui a été refusée.

Pas d'hospitalisation sous contrainte

Une version contestée lundi soir par le ministère de la Santé. "Aucun membre de sa famille n'a fait la demande pour qu'il soit hospitalisé sous contrainte", ont fait savoir les services de Roselyne Bachelot. L'Inspection générale des Affaires sociales va malgré tout mener une enquête.

"Il faudra que des personnes s'expliquent", a exigé de son côté l'avocate du suspect. Me Geneviève Touati a parlé de "dysfonctionnements" au sein de la police et des services médicaux.