Rémi Fraisse : l'université de Rennes fermée par précaution

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Rémi Fraisse : l'université de Rennes fermée par précaution
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Pour éviter la tenue d'une AG consacrée à la mort de Rémi Fraisse, l'université de Rennes a décidé de fermer ses portes mercredi.

L'université Rennes-2 est fermée mercredi "pour des raisons de sécurité", afin d'empêcher qu'une assemblée générale consacrée à la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse se déroule sur le campus ce jour-là. Mais Solidaires Etudiant-e-s Rennes, l'organisateur, persévère en appelant à une nouvelle assemblée générale (AG) jeudi, à midi trente, dans cette même université.

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L'université ne veut pas "prendre de risque". La fermeture, décidée pour mercredi par Jean Emile Gombert, le président de Rennes-2, "est liée à l'organisation de cette AG et par rapport aux heurts en centre-ville la semaine dernière", lors de manifestations liées à la mort le 26 octobre dernier de Rémi Fraisse, a indiqué la direction de l'université.

En outre, cette AG, "annoncée dans des tracts", ne devait être organisée ni par des syndicats ou des organisations professionnelles de Rennes 2, ni des syndicats étudiants, mais par des éléments extérieurs. "Le président (de Rennes 2) n'a pas envie de prendre le risque d'exposer les étudiants et le personnel à une AG qui pourrait être agressive", a ajouté l'université.

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L'Unef se dit "choquée". La fermeture de Rennes 2, annoncée aux étudiants, était prévue pour durer 24 heures. Cette décision a été "condamnée" mardi soir par le syndicat Unef qui s'est dit "choqué" dans un communiqué par la décision de la direction de l'université, "contrevenant à la liberté de réunion et d'association". De son côté,  Solidaires Etudiant-e-s estime dans un communiqué que la fermeture "est une attaque en règle contre la démocratie, puisque le président (de l'université NDLR) refuse, de fait, le droit de réunion et d'information" des étudiants.

La dernière manifestation à Rennes plutôt calme. Plusieurs manifestations, organisées ces derniers jours dans la capitale bretonne, ont donné lieu à des violences et des dégradations, après les événements du barrage de Sivens. Samedi, jusqu'à 300 manifestants, selon les autorités, ont défilé à Rennes en hommage à Rémi Fraisse, malgré l'interdiction de la préfecture. Cette manifestation s'est toutefois déroulée généralement dans le calme, avec un seul blessé léger enregistré parmi les contestataires. Quelque 300 à 350 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, selon la préfecture.

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