Relation entre un prof et une élève de 14 ans : l'enseignant condamné à 18 mois de prison avec sursis

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Le tribunal correctionnel a jugé l'homme de 31 ans coupable d'atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. 

Un professeur de mathématiques de 31 ans, jugé pour avoir entretenu pendant plusieurs mois une liaison avec une collégienne de 14 ans, a été condamné lundi en Seine-et-Marne à 18 mois de prison avec sursis.

Relaxé du chef de corruption de mineur de moins de 15 ans. Le tribunal correctionnel de Fontainebleau l'a jugé coupable d'atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. Il l'a en revanche relaxé du chef de corruption de mineur de moins de 15 ans, estimant que l'élément de "perversion à la sexualité" n'était pas constitué. Le tribunal a assorti son sursis d'une mise à l'épreuve comprenant une obligation de soins et lui a interdit de travailler au contact des mineurs.

Une disharmonie entre "maturité intellectuelle et immaturité affective". "L'enseignement, c'est clairement terminé, je ne pourrai pas sereinement retourner devant une classe", avait déclaré plus tôt l'enseignant à l'allure juvénile, dont un expert psychologue a souligné "la disharmonie entre maturité intellectuelle et immaturité affective". Le parquet avait requis une peine de cinq ans de prison, dont deux avec sursis. "Si (le prévenu) a pourvu à quelque chose, c'est à son éducation sexuelle plus qu'à son éducation en mathématiques", avait tancé la représentante du parquet. "J'ai complètement dérapé, je n'ai pas d'excuses", a reconnu l'enseignant, jugé en plein débat autour de la question de l'âge de consentement minimum à un acte sexuel. "Quand j'étais en sa présence, c'était juste ma copine, pas mon élève ni une fille de 14 ans (…). On s'aimait et on était plutôt heureux ensemble", a-t-il déclaré à l'audience.

La mère de la jeune fille "déçue du verdict". "Je suis assez déçue du verdict, mais soulagée qu'il ait été reconnu coupable", a déclaré pour sa part la mère de la jeune fille. "J'aurais aimé qu'il ait l'interdiction de rentrer en contact avec ma fille. C'était ce qui m'importait beaucoup, mais ce n'est pas le cas. J'ai l'impression qu'il n'a pas de remords, pas de regrets. Il est très inquiétant", ajoute-t-elle. "Depuis le départ j'ai l'impression que tout était dans la boite depuis le premier jour, vu la vitesse des choses. J'ai l'impression que de A à Z tout était calculé depuis le départ."

 Il lui avait dit qu'il pouvait être "son petit ami". En février 2016, alors qu'il était encore son professeur de mathématiques de 4ème, la jeune fille était entrée en contact avec lui via le réseau social Instagram. Elle avait confié ses sentiments amoureux à l'enseignant qui avait d'abord fermé la porte, tout en continuant de correspondre avec elle. En juin, il lui avait dit qu'il pouvait être "son petit ami". Les avocates de l'adolescente et de sa mère avaient demandé un supplément d'information, estimant que l'affaire aurait dû être creusée davantage notamment pour savoir si des adultes du collège étaient au courant de la relation sans la dénoncer. Le tribunal a rejeté cette requête.