Règlement de comptes à Marseille : "tous les enfants pleuraient"

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Règlement de comptes à Marseille : "tous les enfants pleuraient"
@ Max PPP
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Les mères de la cité de Val-Plan, dans les quartiers Nord de la ville, s'inquiètent pour leurs enfants.

"C'est vraiment choquant". Un homme a été tué d'une rafale de kalachnikov… à 50 mètres de l'école primaire, mardi, dans le quartier de Val-Plan, à Marseille. Un règlement de comptes qui choque les parents. Et pour cause, son fils se trouvait dans la voiture qui a été attaquée et s'est réfugié derrière le siège pour se protéger. Les parents de ce quartier sensible dénoncent un sentiment d'insécurité permanent.

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Les faits. Les coups de feu ont retenti dans tout le quartier. La victime, un homme d'une quarantaine d'années, soupçonné d'être le chef du réseau de stupéfiant qui alimentait la cité, se trouvait au volant d'une grosse berline de location, quand deux individus ont mitraillé le pare-brise. Le corps de la victime a été criblé d'une vingtaine de balles.

"Ça aurait pu toucher un enfant". Au moment des tirs, vers 17 heures, beaucoup de mamans étaient dans la rue pour récupérer leurs enfants. "On a entendu des coups très forts de kalachnikov. On s'est dit que ça aurait pu toucher un enfant", raconte une mère de famille au micro d'Europe 1. "C'est une honte. En fin d'après-midi, on ne fait pas ça. Le petit va être traumatisé", poursuit une autre.

"On a jamais vu ça". Les mères sont également inquiètes pour leurs enfants. "Tous les enfants pleuraient. Nos enfants peuvent être victimes d'une balle perdue. C'est vraiment choquant. On a jamais vu ça, pas devant une école", déplore une d'entre elles. "On n'est même pas en sécurité devant une école", résume une autre.

"C'est leur problème s'ils veulent s'entre-tuer". Une autre dénonce le comportement des malfaiteurs."C'est leur problème s'ils veulent s'entre-tuer, mais pas devant les enfants, sachant qu'il y avait un enfant dans la voiture en plus. Ca fait peur", conclut-elle. Les deux tireurs, qualifiés de professionnels, étaient cagoulés et gantés au moment des faits. De quoi compliquer le travail de la police, qui investit régulièrement ce quartier, connu pour ses trafics.

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