Quatre jeunes originaires de Lunel tués en Syrie

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Quatre jeunes originaires de Lunel tués en Syrie
@ Reuters
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Ils étaient âgés de 19 à 24 ans et combattaient dans les rangs de l'Etat islamique. Tous étaient originaires de la même commune de l'Hérault.

Ils avaient réussi à quitter la France pour la Syrie. Quatre jeunes originaires de Lunel, dans l'Hérault, sont morts le week-end dernier dans des bombardements menés par l'armée de Bachar al-Assad, révèle le Midi-Libre. Ils avaient entre 19 et 24 ans. Leurs proches sont anéantis et en colère, ils ne savent pas s'ils pourront un jour récupérer leurs corps.

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"Il n'avait pas peur de la mort".  C'est par les réseaux sociaux que les familles ont appris la terrible nouvelle. Ils sont cependant peu surpris par ce qui vient d'arriver. Le scénario décrit par les proches apparait désormais comme classique. Oussam, 24 ans, s'est radicalisé sur Internet en regardant des vidéos. Au bout de ce processus, il part sans prévenir personne, pour rejoindre la Syrie avec sa femme et son frère.

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 La dernière fois que son meilleur ami,  Sofiane, lui avait parlé, le jeune homme était déjà en Syrie. "Je lui avais parlé deux fois depuis son départ. Il me disait que c'était bien là-bas, que ce n'était pas comme ce que l'on disait à la télé. Pour lui, il avait une cause à défendre. Il était persuadé qu'il était en train de défendre des gens qui meurent gratuitement tous les jours. Il n'avait pas peur de la mort, raconte-t-il sur Europe 1.

"Je suis étonné de le voir chez les fous furieux".  Un autre jeune de Lunel est mort au cours de ces mêmes combats qui se sont produits au cours du weekend dernier. Il s'appelle Ahmed. Philippe Moissonnier, adjoint au maire, l'a vu grandir et jouer au basket ou au rugby dans les clubs de la ville. Récemment, le jeune homme s'était impliqué dans la vie de la mosquée. L'élu se souvient de l'avoir croisé parmi les organisateurs d'une journée portes-ouvertes au sein de l'édifice religieux.

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"Il faisait parti des jeunes qui accueillaient les autres, dans une démarche d'ouverture. Il y avait des protestants, des catholiques, qui avaient été accueillis. C'est pour ça que je suis assez étonné de le voir finir chez les fous furieux en Syrie", confie l'élu. "Ces enfants qui son nés dans nos communes, y ont été scolarisés et sont passés par nos associations… on en est tous un peu responsables", regrette-il. Des enfants du pays devenus combattants l'Etat islamique. Ce sont leurs compagnes qui ont publié les photos de propagande de l'organisation montrant leurs corps de "martyrs".