Quand une mère devient braqueuse

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Rose Vicari, surendettée, avait braqué sa buraliste. Elle a été condamnée à un an avec sursis.

Le 8 décembre 2009, Rose Vicari braque sa buraliste. Cette mère de famille est alors confrontée à une situation financière difficile et menacée d'expulsion. En arrêt maladie de longue durée pour dépression, cette employée municipale se rend dans son bureau de tabac et demande "sans agressivité" à la commerçante de fermer la porte sous la menace d'une arme cachée dans sa sacoche. Elle est ensuite "maîtrisée" par un client, agent pénitentiaire de profession.

Lundi, Rose Vicari a été condamnée par le tribunal correctionnel de Marseille à un an de prison avec sursis. Cette femme âgée de 50 ans était poursuivie pour "tentative d'extorsion et détention d'arme" et risquait jusqu'à sept ans de prison. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui avait estimé que "si on peut comprendre son désespoir, la suite est injustifiable".

J'ai voulu crier au secours

"J’ai été soulagée", quand la juge a prononcé la peine, a confié Rose Vicari. "Je déconseille à toutes les personnes qui se trouvent dans mon cas de faire un geste comme ça", a-t-elle ajouté.

Visiblement perdue face à la cohue médiatique, cette mère de deux enfants de 23 et 27 ans a dit "regretter énormément" son geste. "J'ai voulu crier au secours", a-t-elle expliqué. La buraliste avait décidé de ne pas porter plainte.