Puy-de-Dôme : un futur centre pour migrants endommagé par un incendie volontaire

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Puy-de-Dôme : un futur centre pour migrants endommagé par un incendie volontaire
Le feu s'est déclaré au niveau du hall d'entrée du bâtiment, mais ne s'est pas propagé au-delà grâce à l'intervention des pompiers.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Un futur centre d'accueil et d'orientation situé à Loubeyrat, dans le Puy-de-Dôme, a été la cible d'un incendie volontaire dans la nuit de dimanche à lundi.

Un futur centre d'accueil et d'orientation (CAO) situé à Loubeyrat, dans le Puy-de-Dôme, a été légèrement endommagé par un incendie volontaire dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès de la préfecture et des pompiers.

Enquête ouverte. Le feu s'est déclaré aux alentours de minuit au niveau du hall d'entrée de ce bâtiment, qui était alors inoccupé, mais ne s'est pas propagé au-delà grâce à l'intervention des pompiers, indique la préfecture dans un communiqué. Une enquête est ouverte et des enquêteurs de la brigade de recherche ont effectué des prélèvements pour permettre d'identifier les auteurs de la tentative d'incendie.

"Cet acte bafoue les valeurs républicaines". "L'État condamne fermement cet acte qui, en plus d'être criminel et dangereux, bafoue les valeurs républicaines de la France, où offrir l'asile aux personnes fuyant les guerres et les persécutions est un devoir auquel on ne saurait se soustraire", ajoute la préfecture dans le texte. Dans le Puy-de-Dôme, trois centres d'accueil et d'orientation sont mobilisés pour accueillir des migrants venus de la "Jungle" de Calais. Après ceux de Clermont-Ferrand et de la commune voisine de Pessat-Villeneuve, le CAO de Loubeyrat devait être mobilisé "dans un second temps" pour les accueillir.

451 CAO pour accueillir les migrants de Calais. L'évacuation totale de la "Jungle" de Calais a démarré dans le calme et sur un rythme soutenu lundi, avec le départ d'une quinzaine de cars en fin de matinée vers plusieurs des 451 CAO ouverts un peu partout dans le pays. Le démantèlement du plus grand bidonville de France, où vivent 6.000 à 8.000 personnes selon les sources, doit s'étaler sur plusieurs jours.