Projets d'attentats : un islamiste présumé déféré devant la justice

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Projets d'attentats : un islamiste présumé déféré devant la justice
Image d'illustration. @ DAMIEN MEYER / AFP
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Il est soupçonné d'avoir voulu commettre des "actions violentes" en France. Youssef E., placé en garde à vue depuis mercredi, a été déféré dimanche en vue d'une mise en examen. 

Une mise en examen. Un islamiste présumé, Youssef E., soupçonné d'avoir voulu commettre des "actions violentes" en France et placé en garde à vue depuis mercredi, a été déféré dimanche en vue d'une mise en examen par des juges antiterroristes, a-t-on appris de source judiciaire. Deux hommes et une femme, arrêtés avec lui, ont été relâchés et ne sont pas poursuivis à ce stade, a précisé la source. Le parquet a requis la mise en examen de Youssef E. notamment pour participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes. "La nature exacte de ses projets n'a pas pu être établi à ce stade, mais il y a un certain nombre d'éléments qui attestent de ses intentions", a relevé la source judiciaire.

Un homme fiché "S". Ce Franco-marocain de 28 ans est connu des services. Fiché "S" pour radicalisation, il a été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, en mars 2014 pour un projet de voyage interrompu vers la Syrie, en compagnie de deux amis, Fares F. et Salah G. Il s'agissait des tout premiers condamnés en France pour des velléités de départ sur les terres du djihad syrien. Libéré en octobre dernier, il était depuis assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence.

En lien avec des personnes en Syrie. Youssef E. avait été interpellé mercredi en région parisienne à l'issue d'une enquête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DSGI). Les enquêteurs cherchent à savoir s'il avait l'intention de se livrer à des "actions violentes en France" et s'il pouvait "être en relation avec des individus en Syrie appartenant à l'Etat islamique (EI)", avait indiqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, après son arrestation. Lors des perquisitions, aucune arme n'avait été retrouvée. En revanche, une cartouche de kalachnikov non percutée, du matériel informatique et des supports numériques ont été saisis et sont en cours d'analyse.