Profanation : l'ado mis en examen

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Profanation : l'ado mis en examen
@ MAX PPP
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Accusé de profanation de sépultures, il risque une "mesure éducative" plutôt que la prison.

Dans l’enquête sur la profanation de stèles musulmanes dans le cimetière militaire de Tarascon vendredi dernier, un suspect a été interpellé lundi. Il s’agit d’un adolescent de 14 ans. Selon le procureur de la République, ces faits seraient cependant "sans connotation raciste". Il a été mis en examen mardi pour pour "profanation de sépultures non aggravée" et a été placé en liberté surveillée préjudicielle, a précisé le procureur de la République de la ville.

Les sept stèles vandalisées avaient été érigées en mémoire de soldats musulmans morts pour la France lors de la Première guerre mondiale. Sur ces sept tombes, trois s’étaient brisées en tombant.

Des tombes attaquées "par jeu"

L’adolescent arrêté n’est pas connu des services de police. Avec d’autres enfants désœuvrés, il serait entré dans le cimetière et s’en serait pris aux stèles musulmanes au hasard. "Il aurait agi par jeu, par bêtise", dans une sorte de défi de type "t'es pas cap'!", a expliqué le procureur de la République. Les croix chrétiennes étaient plus difficiles à coucher, a-t-il tenu à préciser.

Ce sont d’autres enfants qui l’ont dénoncé après la cérémonie d’hommage organisée dimanche. L'adolescent encourt en théorie un an de prison, mais il risque "plutôt une mesure éducative", a encore déclaré le procureur de Tarascon.

Une vague d'indignation

Après cette profanation, l’indignation avait été générale. Le Conseil français du Culte musulman avait "condamné fermement cet acte inqualifiable, expression d'un racisme odieux et insultant à l'égard de la mémoire de ces hommes qui sont morts pour la France et un outrage à la mémoire et aux valeurs de la République". Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, avait quant à lui dénoncé une offense aux "musulmans de France" et "aux valeurs de la République".