Procès Xynthia : l'ancien maire accusé d'"autisme"

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Procès Xynthia : l'ancien maire accusé d'"autisme"
La tempête Xynthia avait provoqué la mort de 29 personnes à la Faute-sur-mer, en Vendée.@ REUTERS
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XYNTHIA - Le président du tribunal a rappelé les graves antécédents d’inondations à la Faute-sur-mer. L'ex-élu a maintenu qu'il n'en savait rien.

L'info. L'ancien maire de La Faute-sur-Mer a sévèrement été malmené mardi, au deuxième jour du procès Xynthia, du nom de la tempête qui avait provoqué la mort de 29 personnes dans cette commune de Vendée, le 28 février 2010. Le président du tribunal correctionnel des Sables-d'Olonne, Pascal Almy, a qualifié l'ex-élu René Marratier d'autiste "par rapport aux antécédents historiques" d'inondations de sa commune.

Face aux rafales d'accusations venues de la cour, l'ancien édile a à peine pu bredouiller quelques réponses. Une charge aussi inattendue que virulente, qui a déstabilisé René Marratier. "Je n'aurais jamais imaginé une tempête comme Xynthia", a répété l'ancien maire, acculé.

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"J'ai trouvé ça très choquant". Ces accusations ont fait bondir Maître Didier Seban, l'avocat de René Marratier, qui a vu rouge lorsque le mot "autisme" a été prononcé. "J'ai trouvé ça très choquant", a-t-il expliqué au micro d'Europe1. Avant d'assurer que son client n'avait pas connaissance des "antécédents historiques" d'inondations de La Faute-sur-Mer. "René Marratier ne savait pas que des inondations avaient eu lieu en 1905, en 1924 ou en 1941", a répété Me Seban.

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"Faibles compétences intellectuelles". Après la catastrophe, le maire, qui réside dans la commune depuis 38 ans, avait à plusieurs reprises assuré que "de mémoire de Fautais, jamais une inondation ne s'est produite à La Faute-sur-Mer". Des déclarations qui ont fait bondir le président du tribunal mardi. "L'information historique, elle est massive", a lancé le président à l'ancien édile, dont le journal municipal avait publié, en juin 2009, un article sur ces précédentes inondations. "J'en ai entendu parler mais de façon minime", a finalement reconnu l'ancien maire, arguant de ses "faibles compétences intellectuelles, mentales".