Procès Valentin : 30 ans requis contre Moitoiret

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Procès Valentin : 30 ans requis contre Moitoiret
@ MaxPPP
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Sa compagne Noëlle Hégo pourrait écoper, elle, de 16 à 18 ans de prison.

Trente ans de réclusion criminelle ont été requis mercredi à l'encontre de Stéphane Moitoiret pour l'assassinat en 2008 du petit Valentin . L'avocat général Jean-Paul Gandolière a demandé aux jurés de la Cour d'assises de l'Ain de retenir l'altération du discernement de celui qui est suspecté d'avoir tué le garçon de 10 ans de 44 coups de couteaux.

16 à 18 ans de réclusion criminelle assortis d'une mesure de sûreté non quantifiée, ont été également requis à l'encontre de Noëlle Hégo. La compagne de Stéphane Moitoiret est considérée comme l'instigatrice du crime, et est jugée pour "complicité".

Les 10 experts partagés

L'état psychologique des deux accusés a donné lieu durant le procès à une véritable bataille d'experts. Chose assez rare, les dix experts psychiatriques se sont opposés lors de l'audience sur la responsabilité pénale des accusés. S'ils sont tous convaincus de la psychose et des troubles mentaux dont est atteint Stéphane Moitoiret, quatre se sont prononcés en faveur d'une "abolition" du discernement au moment des faits, mais six ont tranché pour une "altération" du discernement, permettant ainsi à la justice d'engager les poursuites.  

L’avocat de Stéphane Moitoiret estime qu’il est "irresponsable pénalement". Il veut que son client soit emmené en hôpital psychiatrique, et non en prison.

Interpellés en Ardèche

Le couple de marginaux comparaît depuis le 5 décembre aux assises de l'Ain, à Bourg-en-Bresse, pour l'assassinat de Valentin, 10 ans, en juillet 2008 à Lagnieu. Des gouttes de sang retrouvées le long de la rue principale du village, les enregistrements de vidéosurveillance, ainsi que leur présence dans le secteur, avaient amené le 3 août, les gendarmes, à interpeller en Ardèche Stéphane Moitoiret et Noëlla Hego.

Stéphane Moitoiret a été confondu par son ADN, retrouvé sur la victime. Il avait tenu aux enquêteurs des propos confus, faisant état d'une "mission divine" et disant être soumis à sa compagne qu'il appelait "Sa Majesté". L'accusé a affirmé que s'il a peut-être tué Valentin, c'est après avoir été "téléguidé" ou "manipulé", ce qui ne lui a pas permis de s'en rendre compte.