Procès Orsoni : le parquet général fait appel

  • A
  • A
Procès Orsoni : le parquet général fait appel
@ AFP
Partagez sur :

Cet appel porte sur les décisions rendues mardi à l'encontre de huit des 12 hommes jugés dans ce procès sur fond de règlement de compte dans le "Milieu" corse, dont Guy Orsoni. 

Le parquet général d'Aix-en-Provence a fait appel des décisions rendues mardi à l'encontre de huit des 12 hommes jugés dans le cadre du procès dit Orsoni, dont celle concernant Guy, le fils de l'ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni, a-t-il annoncé mercredi. 

Acquittement général sur les assassinats et la tentative. Mardi soir, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône avait prononcé un acquittement général pour les deux assassinats et la tentative d'assassinat commis en 2009 à Ajaccio et dans sa région et qui étaient au cœur du dossier. Douze personnes en tout étaient jugées depuis le 11 mai dans le cadre de ce vaste procès.

Deux acquittements ont été prononcés, ainsi que des peines allant d'un an de prison, notamment pour Alain Orsoni, condamné pour des menaces de mort, à huit ans d'emprisonnement, pour son fils Guy, condamné pour une association de malfaiteurs en vue d'obtenir des faux papiers. Les 10 personnes condamnées l'ont été uniquement pour des faits connexes aux deux assassinats et à la tentative. 

L'appel du parquet général vise huit de ces condamnations, dont celle de Guy Orsoni, mais pas celle de son père, a-t-on précisé de même source. Les huit hommes concernés par cet appel étaient les sept poursuivis directement à Aix-en-Provence pour assassinat ou tentative d'assassinat, ainsi qu'un huitième, jugé pour association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat en son absence parce qu'il était en fuite, et qui a été acquitté mardi.

L'avocat général Pierre Cortès avait requis 30 ans de réclusion criminelle contre Guy Orsoni, et un an contre son père Alain. Les autres peines requises s'échelonnaient de 6 mois de prison à 28 ans de réclusion. Pour l'accusation, les assassinats de Thierry Castola et Sabri Brahimi, ainsi que la tentative visant Francis Castola, le frère de la première victime, s'inscrivaient toutes dans le cadre d'une "lutte de clans" opposant le "clan Orsoni" à des proches de la bande du "Petit Bar", ce qu'ont toujours nié les accusés.