Procès Fiona : pas de récusation du président de la chambre de l'instruction

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Procès Fiona : pas de récusation du président de la chambre de l'instruction
@ Benoit PEYRUCQ / AFP
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Les avocats de la mère de Fiona mettaient en doute l'impartialité du président de la chambre de l'instruction et avaient déposé une requête en récusation.

La justice a rejeté la requête en récusation du président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme), sollicitée par les avocats de la mère de la petite Fiona, qui mettaient en doute son impartialité.

Cinq ans de prison pour la mère de Fiona. Le 11 janvier dernier, le président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom, Jean-Baptiste Colombani, avait rejeté la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon qui avait été acquittée fin novembre des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille de cinq ans. Son ancien compagnon, Berkane Makhlouf, a lui été condamné à 20 ans de réclusion pour ces mêmes faits. Elle avait cependant été condamnée à purger cinq ans de réclusion pour quatre délits, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de la disparition de sa fille dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. 

"Intime conviction". Pour ses avocats, Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie, ce magistrat bien qu'expérimenté, a manqué d'objectivité car il était intervenu auparavant dans la procédure en ordonnant la mise en accusation de Cécile Bourgeon devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme, faisant part ainsi, selon eux, de son "intime conviction".

La partialité du magistrat en question. Mais pour la première présidente de la cour d'appel de Riom Françoise Bardoux, les motifs du rejet de la demande de remise en liberté "ne font pas transparaître la moindre partialité du magistrat incriminé". Dans son ordonnance datant du 17 janvier, elle rappelle que la "chambre de l'instruction est une formation collégiale" composée de trois magistrats, "qui rend donc des décisions prises collégialement", écrit-elle, confirmant une information du journal La Montagne. "Nous préférons ne pas dire ce que nous pensons de cette décision et de cette motivation", a de son côté réagi Me Gilles-Jean Portejoie, sans plus de commentaires.

Suite au rejet de la demande de remise en liberté de leur cliente, les pénalistes père et fils ont par ailleurs formulé une nouvelle demande de mise en liberté provisoire et déposé un pourvoi en cassation contre cette première décision. Cécile Bourgeon sera jugée en appel, avec son ex-compagnon Berkane Makhlouf dans une nouvelle juridiction qui n'a pas encore été désignée et à une date qui reste à fixer.