Procès du tueur de l'Essonne : Yoni Palmier avoue le premier meurtre

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Procès du tueur de l'Essonne : Yoni Palmier avoue le premier meurtre
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Le "tueur de l'Essonne" présumé est jugé depuis début avril devant la cour d'assises de l'Essonne pour quatre meurtres commis entre fin 2011 et début 2012.

Yoni Palmier a avoué le meurtre de Nathalie Davids. Le "tueur de l'Essonne" a reconnu mardi à l'audience être l'auteur du premier des quatre assassinats pour lesquels il est jugé depuis début avril devant les assises à Evry. "Pour la famille de Nathalie Davids, ne nous prenons pas la tête, considérons que je l'ai fait. Pour le reste, je ne suis pas responsable", a affirmé l'accusé.

Yoni Palmier avait déjà avoué le premier meurtre, à l'oral puis à l'écrit, à un expert psychiatre, venu témoigner mardi à la barre. Il s'était entretenu à trois reprises avec ce praticien, quelques semaines avant le procès.

"Je ne peux pas dire ce que je n'ai pas fait". Dans la foulée de ce coup de théâtre, les avocats des trois autres familles de victimes ont, tour à tour, tenté en vain d'enfoncer un coin dans la défense ébréchée de Palmier :  lui faire avouer les trois autres assassinats, commis en février, mars et avril 2012 .Mais Yoni Palmier a lancé à Frank Natali, l'avocat de Marcel Brunetto, troisième victime de cette liste macabre : "vous êtes dans vos imaginations qui ne sont pas les faits". "Vous avez une conscience, soulagez-là !", l'a ensuite imploré Adel Farès, avocat de la famille de Nadjia Boudjemia, dernière victime. "Rien à dire", a simplement rétorqué l'accusé.

Face à la femme de Jean-Yves Bonnerue, deuxième victime, qui le supplie dignement depuis les bancs des parties civiles d'être "un homme avec un H majuscule" et d'"assumer" sa "responsabilité en tant qu'être humain", Yoni Palmier se dérobe à nouveau. "J'ai dit ce que j'avais à dire, je ne peux pas dire ce que je n'ai pas fait", lâche-t-il.

Nathalie Davids, première victime du "tueur de l'Essonne". C'est par la mort en novembre 2011 de Nathalie Davids, laborantine de 35 ans, atteinte d'au moins sept balles et découverte dans une mare de sang près de sa voiture, que l'affaire avait débuté. A l’époque, les enquêteurs croient rapidement tenir leur suspect idéal : Michel Courtois, 49 ans, ex-amant de la victime qu'il aurait, selon des proches, harcelée. Cet ouvrier du bâtiment avoue en garde à vue et se retrouve en prison malgré ses rétractations. Il n'en sortira qu'en juin 2012.

... puis trois autres meurtres. Trois mois plus tard, en février 2012, Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, est abattu dans le même parking d'une balle dans la tête. Suivent Marcel Brunetto, 81 ans, en mars à Ris-Orangis, et Nadjia Boudjemia-Lahcène, 48 ans, en avril à Grigny. A nouveau d'une balle dans la tête, à bout portant. Deux éléments relient les quatre victimes, tuées à quelques kilomètres les unes des autres : le pistolet calibre 7.65 mm utilisé et une moto "bleue et blanche" aperçue par des témoins dans les heures qui précèdent ou suivent les crimes. La police lance un avis de recherche pour mettre la main sur "le tueur à moto" qui sème la panique dans l'Essonne. Yoni Palmier, un marginal, est arrêté dix jours plus tard à Ris-Orangis.

Hormis les derniers mots accordés à l'accusé après les plaidoiries de ses avocats, Yoni Palmier a livré ses dernières explications avant le verdict prévu jeudi.