Procès Bettencourt : Banier au cœur de la plaidoirie

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Procès Bettencourt : Banier au cœur de la plaidoirie
@ AFP
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François-Marie Banier, ancien ami de Liliane Bettencourt, devrait être particulièrement visé par la plaidoirie des parties civiles, attendue jeudi.

Place aux plaidoiries des parties civiles au procès Bettencourt. François-Marie Banier, ancien ami de Liliane Bettencourt, devrait être particulièrement visé. Ce photographe est poursuivi pour abus de faiblesse et blanchiment. Principal protagoniste de l’affaire, il est soupçonné d'avoir profité des largesses de la milliardaire, notamment sous forme de dons pécuniaires et d'œuvres d'art. Des largesses se chiffrant en centaines de millions d'euros.

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Les charges les plus lourdes attendues contre Banier. Lors de ces plaidoiries, la cible principale reste donc François-Marie Banier, le "gourou" comme l'appelle la fille de Liliane Bettencourt, celui qui a obtenu plusieurs centaines de millions d'euros et qui a coupé la milliardaire de sa famille. C'est donc contre lui que la charge des avocats des proches de Liliane Bettencourt sera la plus lourde.

De Maistres et Wilhelm, "des délinquants ordinaires". Mais d'autres prévenus ne seront pas épargnés par la partie civile. Me Benoît Ducos Ader, l’un des avocats de Liliane Bettencourt, vise notamment Patrice de Maistre et Christophe Wilhelm, qui étaient gestionnaire de fortune et avocat. Et qui, à ses yeux, se sont comportés comme des voyous. Les deux hommes, poursuivis pour abus de faiblesse, sont eux aussi soupçonnés d’avoir profité de la vulnérabilité de la milliardaire.

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"Je crois que l'on ne peut pas regarder tous ces gens là - qui ont des professions importantes, une éducation, un savoir vivre - sans se dire qu'ils sont comme des délinquants ordinaires. L'appât des gains colossaux les a amenés à commettre des vilénies. Il y a des gens qui ont des professions judiciaires qui me font un peu honte de la robe que je porte", réagit Me Benoît Ducos Ader.

Clémence pour Woerth et Courbit ? La partie civile se pose en revanche plus de questions concernant Eric Woerth, l'ancien ministre du Budget et du Travail de Nicolas Sarkozy, contre qui rien n'a pu être prouvé avec certitude. Ce dernier, qui a toujours nié ce qu’on lui reproche, a été renvoyé pour recel d’une somme d'argent que lui aurait remise Patrice de Maistre. Cette somme de 150.000 euros, selon les accusations de l’ex-comptable de la milliardaire, Claire Thibout, aurait servi au financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

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Enfin, la partie civile s’interroge sur le sort de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, qui a rendu l'argent avant le début du procès. Il est soupçonné d’avoir poussé Liliane Bettencourt à investir 143 millions d’euros dans sa société, LOV Group. A tous les autres, les avocats vont demander la restitution des sommes percues, mais à lui seulement un euro de dommages et intérêts.