Prise d'otages à Roubaix : "on a entendu trois coups de feu"

  • A
  • A
Prise d'otages à Roubaix : "on a entendu trois coups de feu"
Un périmètre de sécurité très large (plusieurs centaines de mètres) a été établi autour du lieu de l'agression, mardi soir.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
Partagez sur :

Le voisin du directeur de banque pris en otage à Roubaix, dans le Nord, raconte ce qu'il a vu.

La prise d'otages aura duré deux heures. Elle a pris fin grâce à l'intervention des policiers du Raid, mardi soir, aux alentours de 22 heures.

Armés jusqu'aux dents. Pour les malfaiteurs, dont on ignore encore combien ils étaient, l'objectif était de braquer une banque. En début de soirée, les braqueurs se rendent donc directement chez le directeur de la banque à Roubaix, pénétrant chez lui armés jusqu'aux dents. Ils voulaient, en fait, que ce directeur les conduise jusqu'à son agence afin  d'ouvrir les coffres. Mais en sortant de la maison avec leur otage, les braqueurs tombent nez à nez avec une patrouille de la brigade anti-criminalité, qui échangent des tirs avec les gangsters.

J'ai fermé la porte et éteint les lumières

Bruno, l'un des voisins, a assisté à la scène. "On a entendu trois coups de feu successifs. J'ai vu mon voisin les mains en l'air, donc là j'ai vraiment eu peur, j'ai fermé la porte, éteint toutes les lumières, et j'ai fait monter mes enfants. Mon seul souci était de mettre tout le monde à l'abri, de nous calfeutrer, de fermer la maison. Après un bon moment, on a vu le Raid intervenir."

Un preneur d'otages tué, un autre arrêté. Les malfaiteurs sont alors retranchés dans la maison, avec trois otages : la mère de famille et ses deux enfants. Le directeur de la banque, lui, a pu s'échapper dans la confusion. Après deux heures d'attente, les policiers d'élite du Raid déclenchent l'intervention, interpellent un des preneurs d'otages qui tentait de fuir et entrent dans la maison sans résistance. "A l'intérieur de la maison, ils ont retrouvé une kalachnikov. L'un des malfaiteurs a été tué, un autre arrêté. A l'étage, il y avait l'épouse, la fille, et un bébé âgé d'un an", détaille Frédéric Fèvre, procureur de la République à Lille. Les circonstances de la mort d'un des malfaiteurs restent quant à elles toujours floue. D'autres complices sont parvenus à prendre la fuite et sont à l'heure actuelle très activement recherchés.