Prise d'otages à Paris : l'homme s'est rendu

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Prise d'otages à Paris : l'homme s'est rendu
@ Capture Google street view
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L'homme armé qui a retenu quatre personnes en otages dans une banque CIC de Paris réclamait un appartement pour lui et son fils.

La prise d’otages aura duré quelques heures. Un homme a pris quatre personnes en otages vendredi, dans une banque CIC, située avenue des Gobelins, dans le 13eme arrondissement de Paris. Peu après les faits, qui ont débuté à 16h50, l'homme armé a libéré deux femmes, puis un homme. Une femme restait donc retenue en otage quand, après négociation avec les services de police, le malfaiteur a accepté de se rendre. Le preneur d'otages demandait un logement social et voulait s'exprimer en direct à la télévision.

Un employé déclenche l'alarme. L'homme a pénétré dans l'établissement bancaire vers 16h50 avec une arme de poing à la main. Selon les informations d'Europe 1, il avait également une seconde arme à la ceinture. Il s'est enfermé dans l'établissement où il a pris quatre personnes en otages avant d'en libérer deux quelques temps plus tard. Aussitôt, l'un des employés a réussi à déclencher l'alarme de télésurveillance de la banque, alertant les forces de l'ordre.

L'avenue des Gobelins avait été évacuée par la police :



Deux tireurs d'élite mobilisés. Peu avant 18 heures, six policiers casqués, dont l'un porteur d'un bouclier, se trouvaient devant la porte de l'agence. Deux tireurs d'élite avaient pris place sur les toits et deux autres étaient allongés sur le trottoir. Les policiers avaient installé un poste de commandement dans un restaurant situé en face de l'agence, de l'autre de l'avenue.

L'homme est sorti sans violence. Un négociateur avait aussi été dépêché sur place et avait pu établir un contact avec le preneur d'otages. Peu de temps après, le malfaiteur a accepté de libérer un otage, puis la dernière femme retenue, avant de se rendre. "Il s'est rendu après négociations avec les effectifs de la préfecture de police de Paris", a déclaré une source policière. L'homme est sorti les mains sur la tête.

Connu des services de police. L'homme, qui habite le XIIIe arrondissement, détenait "une arme de poing, une bombe lacrymogène et a mis la pagaille à l'intérieur de l'agence", le directeur de la police judiciaire parisienne, Christian Flaesch. "Il a été placé en garde à vue au 3e district de police judiciaire", toujours selon Christian Flaesch. Le malfaiteur est connu des services de police et souffre de problèmes psychologiques. Sa demande de logement va toutefois "être étudiée très attentivement, avec le concours de la mairie et de la préfecture", a précisé le directeur de la police judiciaire parisienne.