Pompiste tué : "ils sont minables"

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Pompiste tué : "ils sont minables"
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TÉMOIGNAGE E1 - La femme du pompiste tué pour 90 euros attend "une justice rigoureuse".

"Ils sont tout petits". C'est en ces termes que Danielle qualifie les deux hommes qui sont suspectés d'avoir tué son mari, fin 2008, à Marseille. Depuis lundi matin, les deux malfaiteurs sont jugés pour le meurtre d'Eric Aullen-Sourmais. Le pompiste avait été abattu lors d'un braquage qui avait mal tourné et leur avait rapporté la somme de 90 euros.

Contactée par Europe 1, la veuve de la victime attend que la justice rendue par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence "soit rigoureuse". Sauf que quatre ans après les faits, José Caveda, 50 ans, et Francis Pollon, 56 ans, les deux quinquagénaires suspectés du meurtre laissent planer le doute sur les circonstances du braquage. JoséCaveda, un braqueur récidiviste déjà condamné à plusieurs reprises, est l'auteur présumé du tir mortel mais il nie les faits.

"Ils  sont minables" :

"S'attaquer à un homme à 6h30 du matin comme ça. Ils espéraient quoi ? Trouver la caisse du week-end dans le tiroir caisse ?", s'insurge Danielle. Au petit matin du 15 décembre 2008, les deux hommes, cagoulés et armés, avaient surgi sur un scooter, dans une station-service du quartier aisé du Roucas Blanc. Face à la résistance du pompiste, des coups de feu avaient éclaté. Eric Aullen-Sourmais, âgé de 50 ans, est mort atteint d’une balle dans le dos.

"Marseille part à la dérive complètement"

"Ils sont minables, ils sont tout petits, minables de lui avoir tiré dans le dos, minables d'agresser le commerçant de son quartier. Ils sont tout petits à côté de mon mari qui était grand de cœur", confie la veuve.

Selon elle, cet événement met en exergue la violence gratuite de plus en plus courante dans certains quartiers de Marseille. "C'est quand même effrayant de savoir que, de nos jours, vous pouvez croiser des individus dans la rue, qui sont armés comme ça, et qui pour un coup d'œil de travers sont capables de vous planter. Je trouve que Marseille part à la dérive complètement", déplore-t-elle.