Policiers agressés : Valls sur place mardi

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Policiers agressés : Valls sur place mardi
@ REUTERS
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Les deux voleurs présumés d'Aix-en-Provence ont quant à eux été présentés aux juges lundi.

Une opération de la BAC s'est terminée aux urgences d'Aix-en-Provence. Deux policiers de la brigade anti-criminalité ont été hospitalisés dans la nuit de samedi à dimanche après avoir été agressés par de jeunes voleurs présumés, qu'ils tentaient d'interpeller.

Dans un communiqué, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault "adresse à ces deux fonctionnaires de police ses vœux de complet et rapide rétablissement" et "rappelle que la lutte pour la sécurité est une priorité du gouvernement", indique Matignon lundi. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls se rendra lui sur place mardi.

Une reconstruction faciale

Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de 18 ans a violemment agressé deux policiers qui tentaient d'interpeller son camarade. Ce dernier avait été surpris par les policiers en train d'essayer d'ouvrir une voiture en stationnement. Lorsque les policiers ont demandé aux suspects ce qu'ils faisaient l'un d'eux a reçu un premier coup de bouteille de champagne sur la tête. Le fonctionnaire qui tentait alors d'arrêter l'auteur des coups s'est lui fait assommer, recevant la bouteille en plein visage.

Le policiers de la BAC souffre de plusieurs fractures faciales et a été opéré lundi matin. Il s'est également fait signifier un mois d'ITT (Incapacité totale de travail).

Présentés aux juges

De son côté, le jeune majeur a été arrêté dimanche après-midi à son domicile de Pertuis, dans le Vaucluse. Il a été placé en garde à vue avec le mineur au commissariat d'Aix-en-Provence. Son complice, un mineur de 17 ans, avait pour sa part été arrêté peu après l'agression. Celui-ci a été présenté à un juge des enfants tandis que le majeur est passé en comparution devant le tribunal correctionnel qui a décidé de le mettre en détention et de le juger le 11 septembre pour coups et blessures sur agent de la force publique ayant entraîné une ITT supérieure à sept jours et rébellion.

Les deux protagonistes ont déclaré aux policiers du commissariat d'Aix-en-Provence ne plus se souvenir des faits pour cause d'ivresse.

Augmentation des violences

Selon le délégué zonal adjoint du syndicat de policiers Alliance, David Olivier Reverdy, on assiste dans la région à une montée nette de la violence à l'encontre des forces de l'ordre. Pour le syndicaliste, "la BAC aixoise a déjà subi la perte de l'un des siens dans une fusillade à la Kalachnikov, ses membres sont visés régulièrement par des tirs d'armes à feu." Selon lui, "face à des violences gratuites, seules des peines planchers peuvent dissuader des délinquants en perte de repères."