Plainte pour viol : information judiciaire ouverte contre trois rugbymen du FC Grenoble

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Plainte pour viol : information judiciaire ouverte contre trois rugbymen du FC Grenoble
Les cinq joueurs sont arrivés mardi matin au commissariat de Bordeaux et sont entendus dans le cadre d'une reprise de garde à vue.@ THIERRY ZOCCOLAN / AFP
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La plaignante dénonce des faits de viol contre des joueurs grenoblois rencontrés en discothèque après un match. 

Cinq joueurs de rugby du FC Grenoble, qui avaient été entendus fin mars à Grenoble par la police dans le cadre d'une enquête pour viol présumé, étaient de nouveau entendus mardi en garde à vue, à Bordeaux cette fois. Une information judiciaire a été ouverte à l'encontre de trois d'entre eux : Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice.

"À l'issue de nouvelles auditions, le parquet de Bordeaux a décidé d’ouvrir une information judiciaire des chefs de viol en réunion à l’encontre de trois joueurs, Denis Coulson, Rory Gryce et Loïc Jammes", indique la procureure de la République, Marie-Madeleine Alliot, dans un communiqué envoyé mardi après-midi. Les trois rugbymen doivent être présentés à un juge dès mardi après-midi. Leur placement sous contrôle judiciaire a été requis.

Soupçonnés de viol en réunion. Selon une source proche du dossier, les cinq joueurs entendus à Bordeaux étaient l'Irlandais Denis Coulson et l'Irlandais (du Nord) Chris Farrell, les Néo-Zélandais Rory Grice et Dylan Hayes, le Français Loïck Jammes. Les auditions se déroulent dans le cadre de l'enquête, initialement de flagrance puis préliminaire, pour viol aggravé par le fait de réunion, qui avait été déclenchée après une plainte, le 12 mars à Bordeaux, d'une jeune femme de 21 ans.

L'enquête se poursuit pour recueillir des éléments complémentaires. La plaignante dénonçait des faits de viol contre des joueurs grenoblois, qu'elle avait rencontrés en discothèque après leur défaite (14-46) contre le club girondin de l'Union Bordeaux-Bègles le 11 mars. Six joueurs du FCG, dont cinq reconvoqués mardi, avaient initialement été entendus en garde à vue le 22 mars à Grenoble. Trois d'entre eux étaient sortis libre et sans charge le soir-même, les trois autres le lendemain. Le parquet de Bordeaux avait précisé que l'enquête se poursuivait dans le but de recueillir des éléments complémentaires.

Mise à pied à titre conservatoire. Plusieurs avocats avaient évoqué la "sérénité" de leur client, ou souligné le caractère "consentant" des protagonistes des faits survenus au cours de la soirée au centre de l'enquête. Le club de Grenoble a souligné son respect de la présomption d'innocence des joueurs. Il les avait toutefois mis a pied à titre conservatoire à l'annonce de leur convocation par la police, avant de les réintégrer une douzaine de jours plus tard.