Cannes : perquisition à la mairie

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Cannes : perquisition à la mairie
Six personnes de l'entourage de l'ancien maire UMP de Cannes, Bernard Brochand, ont été mises en examen.@ REUTERS/Charles Platiau
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CANNES - Six proches de l'ancien maire, Bernard Brochand, ont déjà été mis en examen dans le cadre de cette enquête.

L'INFO. Une perquisition a été menée mardi matin à la mairie de Cannes, dans le cadre d'une enquête menée par un juge d'instruction de Grasse qui a déjà débouché sur six mises en examen, a indiqué une source proche du dossier. L'enquête porte sur des marchés publics passés à l'époque de la précédente équipe municipale.

Les premières perquisitions à la mairie de Cannes, dans le cadre d'une enquête à tiroirs menée par le juge d'instruction Jean-Pierre Murciano, remontent à mai 2013. Fin 2013 et début 2014, six personnes de l'entourage de l'ancien maire UMP de Cannes, Bernard Brochand, ont été mises en examen. Il s'agit de deux élus municipaux, deux proches conseillers et deux fonctionnaires de la mairie. Divers chefs ont été retenus contre eux, dont ceux de détournements de fonds publics, trafic d'influence passif ou abus de confiance.

La perquisition de mardi constitue la première relance de l'enquête depuis l'élection municipale de mars. Les enquêteurs de la gendarmerie décortiquent notamment les prix de vente de divers terrains. Au centre des investigations se trouve également l'association des Amis de Cannes qui soutenait l'ancien maire. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si les fonds récoltés par cette association ont pu servir à financer des événements liés à des campagnes électorales en 2012.

L'ancien maire conserve son immunité parlementaire. De généreux donateurs de l'association sont également dans le collimateur de la justice, notamment une discothèque huppée, le Baôli, qui a obtenu une concession de trente ans, et avait fait l'objet d'une perquisition dans le cadre de ces investigations.

Le député UMP Bernard Brochand ne s'est pas représenté aux municipales de 2014, emportées facilement par son 1er adjoint David Lisnard. Début mars, en pleine campagne municipale, le juge d'instruction de Grasse avait réclamé la levée de l'immunité parlementaire de Bernard Brochand. A la mi-avril, le bureau de l'Assemblée nationale avait toutefois rejeté cette demande lors d'un vote à main levée.
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