Perpignan : le suspect avoue le meurtre de sa petite amie

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Perpignan : le suspect avoue le meurtre de sa petite amie
@ AFP
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Le corps sans vie de la jeune fille avait été découvert mardi vers 17 heures dans un parc de la ville. Le compagnon de la victime s'est rendu au commissariat dans la soirée et a été placé en garde à vue. 

La piste du crime passionnel se précise dans l'affaire de la jeune fille retrouvée égorgée mardi à Perpignan. Son petit ami a avoué mercredi qu'il l'avait tuée à coups de couteau. 

Il s'est rendu de lui même au commissariat. Le corps de cette adolescente de 17 ans, égorgée et atteinte de plusieurs coups de couteau, avait été découvert en fin d'après-midi dans un parc attenant au lycée Maillol. Plus tard dans la soirée, le compagnon de la victime s'est rendu au commissariat et a été placé en garde à vue. La victime comme son petit ami sont de Perpignan. Selon son avocat, le jeune homme venait de passer son bac. 

"Il est dans une relation passionnelle et a perdu le contrôle". "Il a tout reconnu, quatre coups de couteau, et de l'avoir égorgée", a précisé l'avocat du suspect, Me Fabien Large. La jeune fille, encore mineure, voulait le quitter, a-t-il ajouté. Le conseil a également confié s'attendre à ce que son client soit rapidement mis en examen. "Il est dans une relation passionnelle. Elle ne voulait plus de lui. Il a essayé de la récupérer. Il a perdu le contrôle", a expliqué Me Large qui a passé une partie de la garde à vue avec son client au commissariat de Perpignan. "Ça faisait un bon moment qu'elle ne voulait plus de lui", a-t-il ajouté.

Trois autres personnes entendues. Le suspect a été placé en garde à vue pour une durée de 24 heures renouvelable pouvant aller jusqu'à 48 heures. La police avait procédé dès mardi soir à plusieurs auditions et, selon une source policière, trois autres personnes étaient toujours entendues mercredi dans la journée. Le procureur avait déjà écarté la thèse d'un crime crapuleux, laissant entendre qu'il s'agissait d'un drame passionnel.

Perpignan et le spectre des "disparues de la gare". La cité catalane a déjà été ébranlée ces dernières années par l'affaire des "disparues de Perpignan". Un cariste-magasinier de 54 ans au lourd passé de délinquant sexuel, Jacques Rançon, a été incarcéré à l'automne 2014 dans ce dossier concernant trois jeunes femmes disparues à la fin des années 1990.

Il a avoué le viol et le meurtre en 1997 de Mokhtaria Chaïb, une étudiante de 19 ans dont le corps avait été retrouvé affreusement mutilé. Après 18 ans d'enquête, il a également avoué en juin - après avoir été confondu par son ADN - le meurtre dans des conditions similaires de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, disparue en 1998. Jacques Rançon est aujourd'hui interné en hôpital psychiatrique. Une troisième jeune femme, Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, avait été la première à disparaître en septembre 1995. Elle n'a jamais été retrouvée.