Pas-de-Calais : deux personnes confondues avec des passeurs agressées par des migrants

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Pas-de-Calais : deux personnes confondues avec des passeurs agressées par des migrants
Image d'illustration.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Selon le parquet, "une erreur d'identification" des hommes pris à partie est probable.

Deux hommes ont été agressés sur une aire de repos de l'autoroute A26 à Chocques, dans le Pas-de-Calais, par des migrants qui les auraient confondus avec des passeur. Dans la nuit de jeudi à vendredi, "deux personnes ont été agressées par des migrants, on suppose fortement que ces derniers ont confondu les victimes avec des passeurs", a rapporté une source policière.

"Plusieurs jours d'incapacité de travail". Les deux hommes qui ont été "agressés à coups de bâton et de jets de pierre" par "un groupe de 10 à 20 migrants" présentaient des "contusions multiples" - l'un d'eux a reçu des points de suture -, et un médecin leur a délivré "plusieurs jours d'incapacité de travail", a ajouté cette source.

Les aires d'autoroute : des "points sensibles". "Selon le parquet de Béthune, l'une des victimes aurait été prise à partie à son arrivée sur l'aire d'autoroute à bord d'un véhicule utilitaire." Le second automobiliste se trouvait déjà sur l'aire de repos quand les violences ont commencé. Cette agression illustre les "rivalités communautaires pour la prise de contrôle des aires d'autoroute qui sont des points sensibles pour le passage des migrants" vers l'Angleterre, a commenté le parquet.

"Aucun auteur n'a été identifié pour l'instant". "C'est la première fois que nous constatons de tels faits de violence prenant à partie des automobilistes", a ajouté cette source. Selon le parquet, "une erreur d'identification" des hommes pris à partie est probable. Les deux victimes ont porté plainte et une enquête a été confiée au peloton autoroutier de Béthune. Pour l'heure, "aucun auteur n'a été identifié", a affirmé la gendarmerie. En mars, la justice a ordonné à une quinzaine de migrants installés sur un terrain appartenant à la SNCF à Chocques de quitter les lieux avant fin avril.