Orly : deux hommes, soupçonnés d'avoir fourni l'arme, en garde à vue

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Orly : deux hommes, soupçonnés d'avoir fourni l'arme, en garde à vue
Deux hommes, soupçonnés d'avoir fourni l'arme à Ziyed B., ont été placés en garde à vue.@ THOMAS SAMSON / AFP
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Ils sont soupçonnés d'avoir fourni l'arme à Ziyed B., ce Français d'origine tunisienne de 39 ans qui s'est attaqué samedi à une militaire à Orly. 

Deux hommes sont interrogés depuis lundi en garde à vue pour leur éventuel rôle dans la fourniture d'un revolver à grenaille dont était muni Ziyed B. à l'aéroport d'Orly samedi quand il a attaqué des militaires, avant d'être abattu, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

A l'origine de l'arme ? Les deux hommes, âgés de 30 et 43 ans, faisaient l'objet de mandats de recherche depuis dimanche, lorsqu'ils ont été identifiés grâce à des renseignements fournis aux enquêteurs et aux investigations téléphoniques, a précisé cette source. Le plus jeune est soupçonné d'avoir remis l'arme à Ziyed B., dans les jours qui ont précédé les faits, tandis que l'autre est soupçonné d'avoir été présent lors de la remise, a expliqué une source proche de l'enquête. D'après les premières investigations, aucun des deux ne semble graviter dans la mouvance islamiste radicale, a ajouté cette source. L'homme de 30 ans a été arrêté en état d'ébriété lundi lors d'un contrôle routier, avant d'être placé en garde à vue dans l'enquête du parquet antiterroriste sur les faits d'Orly, a précisé la source proche de l'enquête. 

Les enquêteurs cherchent à déterminer comment l'assaillant d'Orly, Ziyed Ben Belgacem, s'est procuré le revolver à grenaille avec lequel il a tiré sur un policier samedi lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise, puis agressé une patrouille de Sentinelle à l'aérogare d'Orly-Sud.

"Mourir pour Allah". Déjà condamné plusieurs fois par la justice, Ziyed B., 39 ans, a été tué samedi matin peu après 08h20 par des soldats de l'opération Sentinelle qu'il venait d'attaquer à l'aéroport d'Orly, réussissant à s'emparer du fusil d'assaut d'une jeune militaire. Au moment de l'attaque, il a crié être "là pour mourir par Allah", selon le procureur de Paris, François Molins. Mais ses motivations restent floues et les interrogatoires des deux hommes soupçonnés pour la remise de l'arme permettront peut-être aux enquêteurs d'en savoir plus.