Nouvelle-Calédonie : un gendarme, cible d'un tir, sauvé par son gilet pare-balles

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Nouvelle-Calédonie : un gendarme, cible d'un tir, sauvé par son gilet pare-balles
@ FRED PAYET / AFP
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Un gendarme de Nouvelle-Calédonie doit la vie à son gilet pare-balles, après avoir été touché en pleine poitrine.

Un gendarme a été la cible d'un tir en pleine poitrine lors de l'interpellation d'un forcené en Nouvelle-Calédonie, mais n'a pas été blessé grâce à son gilet pare-balles, a indiqué lundi la gendarmerie. 

Un forcené. Les faits se sont produits samedi matin tôt, alors qu'une quinzaine de gendarmes mobiles étaient en intervention à Kouaoua, village minier de la côte est, pour interpeller un homme, recherché pour violences, a indiqué un porte-parole de la gendarmerie. Retranché dans son domicile, ce dernier est alerté de l'arrivée des gendarmes par les aboiements de son chien et tire en leur direction. Un des militaires est touché en pleine poitrine mais le projectile est stoppé par son gilet pare-balles.

Les gendarmes de plus en plus visés. Âgé d'une vingtaine d'année, l'homme, déjà connu de la justice pour des affaires de stupéfiants, a été arrêté, déféré au parquet et placé en détention à la prison de Nouméa. "C'est inacceptable, inqualifiable. Nos forces de l'ordre sont là pour protéger nos libertés républicaines (...), elles doivent être respectées dans l'exercice de leur mission", a réagi Thierry Lataste, Haut-commissaire de la République dans l'archipel, qui vient de prendre ses fonctions. Ces incidents sont intervenus alors que le nombre de gendarmes blessés dans des agressions en Nouvelle-Calédonie a doublé entre 2014 et 2015, passant de 17 à 35. Une mission conjointe de l'Inspection générale de la police et de la gendarmerie a récemment été dépêchée par le gouvernement à Nouméa pour apporter des réponses à l'augmentation de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs.