Nice : un homme arrêté après s'être fait passé pour un chauffeur de bus

  • A
  • A
Nice : un homme arrêté après s'être fait passé pour un chauffeur de bus
Sur son véhicule, le chauffeur du faux minibus apposait le logo de la régie métropolitaine, dont il avait récupéré le graphisme sur internet.@ PATRICE LAPOIRIE / AFP
Partagez sur :

L'homme faisait payer des voyageurs au volant d'un faux bus, maquillé aux couleurs de la régie de transports de la métropole niçoise.

Un homme qui avait maquillé un minibus aux couleurs de la régie de transports de la métropole niçoise, chargeant des passagers aux arrêts officiels et encaissant le prix du billet, a été récemment confondu par la police, a-t-on appris mercredi.

"Nos équipes de conducteurs et d'agents de contrôle ont repéré en début d'année le manège d'un chauffeur de minibus qui sévissait entre le centre-ville et l'aéroport, sur un parcours desservi par une ligne à tarification spéciale", a expliqué Philippe Pradal, président de la régie métropolitaine de transports et premier adjoint au maire de Nice.

Il prétendait que les bus étaient en grève. "Ce chauffeur apposait sur son véhicule utilitaire des panonceaux au logo de la régie métropolitaine dont il avait récupéré le graphisme sur internet", a-t-il ajouté, confirmant une information de Nice-Matin. L'homme s'arrêtait entre deux passages du bus officiel de la compagnie Ligne d'Azur pour proposer ses services, sous divers prétextes, aux usagers patientant aux arrêts habituels. "Il prétendait que les bus étaient en grève ou bien que le trajet serait plus rapide avec lui, pour les convaincre de monter à bord", précise l'élu. Et pour entretenir la confusion, "il leur demandait de régler un tarif identique à celui du transport public, soit six euros".

Salarié d'une entreprise privée de transport. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'homme était salarié d'une entreprise privée de transport et utilisait le véhicule de sa société, à ses heures perdues, pour se livrer à cette maraude rémunératrice. La métropole de Nice, après avoir porté plainte, a signalé le 29 février au procureur de la République de Nice ces agissements, dont elle ignore à quelle date ils avaient commencé.