Sivens : aucun gendarme ne sera suspendu

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Sivens : aucun gendarme ne sera suspendu
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MISE AU POINT - Le patron de la gendarmerie a exclu mercredi soir de suspendre gendarme qui a tiré la grenade suspectée d'avoir provoqué la mort de Rémi Fraisse.

L'info. Il a "une pensée de compassion" pour la famille de Rémi Fraisse mais apporte son "soutien total" à ses hommes. Le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) Denis Favier a exclu mercredi soir de suspendre le gendarme qui a tiré la grenade suspectée d'avoir provoqué la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage contesté de Sivens.

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"Pas de faute intentionnelle". "J'estime qu'il n'y a pas de faute intentionnelle volontaire et il n'est pas envisageable de suspendre quelqu'un", a assuré le général Denis Favier sur BFM TV, "je ne laisserai personne au bord du chemin". Après avoir évoqué "un concours de circonstances tout à fait défavorables", pour tenter d'expliquer comment une grenade utilisée par ses troupes avait pu provoquer la mort d'un manifestant, le patron des gendarmes a assuré avoir rencontré un escadron "meurtri" et "conscient" du drame. Le patron des gendarmes, qui s'exprimait pour la première fois depuis le drame, a assuré que ses troupes avaient été "prises à partie de manière particulièrement violente", évoquant des conditions "particulièrement délicates". Il a affirmé que les gendarmes présents ce soir là à Sivens avaient été "harcelés pendant des heures", et essuyé "des tirs de pierres, de cocktails molotov, de boulons", assurant que ses hommes n'avaient "jamais" rencontré une telle situation.

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"Besoin de savoir ce qui s'est passé". Concernant la victime, décrite comme pacifique par ses proches, le général Favier a expliqué ne pas savoir s'il se trouvait face aux gendarmes ce soir là pour "en découdre", mais qu'il se trouvait "dans un groupe qui était là pour en découdre". "Mon rôle est de soutenir mes hommes et je les soutiendrai (...), ce soutien ne fait pas obstacle à un devoir de transparence de vérité et de sincérité", a-t-il assuré. "Nous avons tous besoin de savoir ce qui s'est passé", a dit Denis Favier, rappelant que la grenade offensive au coeur de l'enquête n'était "pas une arme qui tue".

Le parquet de Toulouse a ouvert mercredi une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". "Je veux qu'on nous juge à la fin de l'enquête", a demandé Denis Favier. L'emploi des grenades offensives utilisées par les forces de l'ordre a été suspendu mardi par le ministre de l'Intérieur à la suite de la mort de Rémi Fraisse.