Mort de Grégory : l'affaire qui a bouleversé la France

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L'enquête sur la mort de Grégory Villemin a été relancée mercredi avec l'interpellation de cinq personnes. L'affaire, vieille de 33 ans, demeure l'une des grandes énigmes policières du 20ème siècle en France.

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Près de 33 ans après les faits, l'interrogatoire de cinq membres de la famille Villemin, dont trois placés en garde à vue, a spectaculairement relancé l'affaire Grégory, du nom d'un garçonnet assassiné en 1984, et qui demeure l'une des grandes énigmes policières du 20ème siècle en France. Le cadavre du petit Grégory Villemin avait été retrouvé au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux froides de la Vologne, marquant le début d'une affaire qui a bouleversé l'opinion publique.

Une enquête au point mort. Jusqu’à alors, l’enquête judiciaire était restée au point mort. Ni les analyses ADN, ni l’expertise de la voix du "corbeau" qui avait évoqué le crime dans un appel téléphonique n’avaient permis de faire avancer l'affaire. Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, avait été mis en examen pour le meurtre, puis libéré, en raison d'erreurs de procédure notamment. Il a été abattu par le père de l'enfant avant que la mère, Christine Villemin, soit elle-même poursuivie. La cour d'appel de Dijon l'a finalement innocentée en 1993. Le dossier a été rouvert par deux fois, en 2000 et 2008, pour réaliser des analyses ADN de pièce du dossier, expertises qui se sont révélées infructueuses mais ont permis, à chaque fois, de relancer le délai de prescription.