"Ministre poissé" : l’affaire est classée

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"Ministre poissé" : l’affaire est classée
Luc Ferry avait déclenché la polémique en 2011 en évoquant sur Canal + le cas d'un ancien qui aurait eu des relations pédophiles à Marrakech. Sans preuve, ni victime, ni témoins, l'affaire a été classée.@ MaxPPP
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INFO E1 - Un an et demi après les accusations de Luc Ferry, aucun élément n’a pu être confirmé.

En pleine tourmente créée par l'affaire DSK, l'histoire avait fait grand bruit l'an dernier. Sur le plateau du Grand Journal de Canal +, l'ancien ministre de Jacques Chirac, Luc Ferry, avait affirmé qu'un autre ancien ministre s'était fait surprendre avec de petits garçons à Marrakech, au Maroc. Après un an et demi d'enquête, le procureur de Paris a décidé de classer l'affaire, selon les informations recueillies par Europe 1. Aucun élément n'a en effet pu être confirmé ou prouvé.

Pourtant, Luc Ferry s’était montré très affirmatif sur le plateau de l'émission le 1er juin 2011. Il avait évoqué le cas "d’un ancien ministre qui s’était fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons". "L’affaire m’a été racontée par les plus hautes autorités de l’Etat, en particulier par le Premier ministre", avait-il ajouté, précisant qu’il ne disposait "évidemment pas" de preuves mais de "témoignages".

Regardez un extrait de son intervention sur Canal + :

L’enquête n’a jamais franchi le stade de la rumeur

Une fois cette phrase lancée, la PJ parisienne s’était retrouvée avec une affaire inextricable sur les bras car, même devant la brigade des mineurs, Luc Ferry avait refusé de dévoiler l’identité de l’ex-ministre prétendument pédophile. Un ancien ministre a bien été entendu mais comme simple témoin, selon les informations d’Europe 1. Et ce pour une raison simple : l’enquête n’a jamais permis de franchir le stade de la rumeur.

Au total, une vingtaine de personnes ont été auditionnées. Parmi elles, Yves Bertrand, l’ancien patron des RG qui notait tout dans ses célèbres carnets, mais aussi des diplomates ou des journalistes ayant travaillé au Maroc. Tous ont expliqué avoir eu vent d’une rumeur, mais pas toujours à propos de la même personne.

A l’issue de cette procédure, le dossier ne comporte pas de témoins, pas de victimes et pas de preuves. Reste le sentiment, pour les autorités judiciaires, d’avoir déployé beaucoup d’énergie pour rien.