Militaire poignardé: l'agresseur en fuite

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Militaire poignardé: l'agresseur en fuite
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Le militaire est hors de danger, mais son agresseur a pris la fuite. Le parquet antiterroriste a été saisi.

L'INFO. Un militaire en tenue, a été poignardé à la nuque avec une arme blanche samedi après-midi dans le quartier de La Défense, dans les Hauts-de-Seine. L'agresseur du militaire de 25 ans et non 23, comme précédemment indiqué dans un communiqué du ministère de l'Intérieur, a pris la fuite, ses motivations restent inconnues. 



QUE S'EST-IL PASSE ?

Un militaire en patrouille Vigipirate. D'après les informations recueillies par Europe1, le militaire, un 1ère classe, issu du quatrième régiment de chasseurs de Gap, était en patrouille Vigipirate avec plusieurs de ses collègues lorsqu'il a été agressé par un homme qui a pris la fuite. Les premiers témoignages font état d'un homme de type nord-africain. Selon une porte-parole de la RATP, l'agression s'est produite vers 17h50 dans la "salle d'échange" de la Défense, lieu de transit entre les accès aux transports en commun et les commerces.

"Frappé par derrière". Selon le procureur de Nanterre, Robert Gelli, le militaire agressé a été frappé par derrière par un homme qui lui a porté un coup au niveau de la nuque. Il a évoqué "une arme blanche", sans pouvoir dire s'il s'agissait d'un couteau ou d'un cutter. Le militaire a été pris en charge par les secours dans un local RATP avant d'être évacué vers l'hôpital de Clamart. Son pronostic vital n'est pas engagé. 

OU EN EST L’ENQUÊTE ?

L'enquête confiée au parquet antiterroriste de Paris. Alors que les circonstances de l'agression et le profil du suspect restent à préciser, le parquet antiterroriste de Paris a repris l'enquête sur l'agression, a indiqué samedi soir le procureur de Nanterre, Robert Gelli. 

Un mystérieux agresseur en fuite. L'agresseur "est parti sans dire un mot", selon le préfet des Hauts-de-Seine. Selon les tout premiers éléments de l'enquête, qui restent à confirmer, l'agresseur était grand, environ 1,90 mètre, il portait une barbe, un pull et un pantalon noirs.  L'homme était activement recherché dimanche, les enquêteurs exploitant témoignages et images de videosurveillance pour l'identifier. Les policiers de la brigade criminelle ont récupéré dès après l'agression les bandes des caméras de vidéo-protection disposées en de nombreux endroits du grand hall où s'est produite l'attaque et continuaient dimanche à les visionner, a-t-on indiqué de sources proches de l'enquête. Ils ont aussi procédé à plusieurs auditions, notamment sur le terrain samedi soir.

>> A lire aussi : Londres : un soldat massacré en pleine rue

L'agression de Londres dans toutes les têtes... Mercredi, un soldat britannique a été tué à l'arme blanche à Londres par deux hommes qui ont affirmé aux témoins agir "au nom d'Allah". Le gouvernement britannique a estimé que c'était un acte "manifestement de nature terroriste". Questionné sur un lien éventuel avec le meurtre d'un militaire à Londres mercredi, François Hollande a depuis Addis-Abeba, en Ethiopie, où il est en déplacement : "je ne pense pas qu'à ce stade il puisse y avoir un lien". "Nous devons regarder toutes les hypothèses et nous n'en négligeons aucune", a encore déclaré le chef de l'Etat.

"Une volonté de tuer", estime Valls. "Il y a des éléments, la violence soudaine de l'attaque, qui pourraient laisser penser que cela pourrait avoir une forme de comparaison avec ce qui s'est passé à Londres", a estimé, de son côté, Manuel Valls sur France 2 samedi soir. "Mais à ce stade, très honnêtement, soyons prudents (...) faisons tout pour en savoir plus pour appréhender cet individu qui, incontestablement, voulait tuer ce soldat", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

"Parce qu'il était militaire". "On a voulu tuer un militaire parce qu'il était militaire", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devant des journalistes samedi soir en évoquant "un acte criminel". Le ministre a aussi souligné sa détermination à mener avec son collègue de l'Intérieur Manuel Valls "une lutte implacable contre le terrorisme". Dans un communiqué conjoint, les ministres de l’Intérieur et de la Défense ont condamné "avec la plus grande fermeté" l'agression "lâche".