Michelin victime d'une arnaque à 1,6 million d'euros

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Michelin victime d'une arnaque à 1,6 million d'euros
@ Reuters
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Le fabricant de pneumatiques s'est fait dérober 1,6 million d'euros via une escroquerie reposant sur de faux ordres de virement, connue sous le nom d'"arnaque au président".

C'est une méthode bien connue des escrocs : les faux ordres de virement. Le fabricant de pneumatiques Michelin a été victime de cette pratique. Une escroquerie s'élevant à 1,6 million d'euros, selon Le Parisien.

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L'escroc se présente comme le dirigeant d'une grande entreprise. Comme le veut la pratique, le groupe a été sollicité par une personne se présentant comme le directeur financier d'un ses fournisseurs. Celle-ci a alors demandé à ce que les règlements destinés à sa société soient effectués sur le compte d'une banque en République tchèque.

"Cet homme connaissait parfaitement la procédure à suivre et la personne à contacter au sein du groupe Michelin pour pouvoir effectuer cette modification en toute discrétion", selon une source proche de l'affaire citée par le Parisien.

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Des escrocs souvent bien renseignés. La méthode des faux ordres de virement est en effet l'une des plus efficaces. Elle consiste à se faire passer pour le président d’une grande entreprise, puis à appeler le service comptable d’une filiale à l’étranger, en demandant à un employé de faire un virement de plusieurs millions d’euros vers un compte bancaire.

Ce virement doit évidemment se faire en toute confidentialité, pour ne pas mettre en péril la sécurité du groupe. Pour gagner la confiance de son interlocuteur, l’escroc donne généralement son numéro de téléphone pour être contacté en cas de problème.

Une "arnaque au président" bien connue des enquêteurs. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Clermont-Ferrand. Michelin n'est pas le premier groupe à être victime d'une telle escroquerie, souvent surnommée "arnaque au président".

Selon l'Office central pour la répression de la grande délinquance, quelque 700 faits ou tentatives ont ainsi été recensés entre 2010 et 2014. Le cabinet KPMG (audits et expertises comptables) par exemple avait révélé cette année en avoir été victime, pour un préjudice de 7,6 millions d'euros.