Meurtre au Bristol : 20 ans de réclusion pour Ian Griffin

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Meurtre au Bristol : 20 ans de réclusion pour Ian Griffin
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L'homme d'affaires britannique a été condamné vendredi pour le meurtre de sa compagne Kinga Wolf en 2009 dans leur chambre du palace Le Bristol.

Des plus beaux palaces du monde à la prison. L'homme d'affaire anglais Ian Griffin a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne Kinga Wolf en 2009 dans leur chambre du palace Le Bristol. Le jury de la cour d'assises de Paris l'a reconnu responsable de ses actes malgré une altération de son discernement. La cour d'assises de Paris a notamment estimé que sa fuite et ses "tentatives pour retarder la découverte du cadavre", ainsi que ses déclarations contradictoires sur les événements, tantôt plaidant l'accident tantôt l'amnésie totale, établissaient sa responsabilité. La défense avait, elle, plaidé l'abolition du discernement, dont l'irresponsabilité pénale. Elle va faire appel.

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Un séjour parisien mouvementé. Le couple avait tout pour être heureux. Elle, Kinga Wolf, est une femme d'affaires d'origine polonaise de 36 ans, à la tête d'une société d'exportation de légumes florissante. Lui est un homme d'affaires multicartes. Mais leurs relations, sur fond d'alcool et d'antidépresseurs, étaient souvent orageuses. Lorsqu'ils font étape à Paris sur leur route vers la Côte d'Azur, en mai 2009, ils se font remarquer par des esclandres, d'abord dans un restaurant chic du quartier des Champs Elysées, puis au Bristol même.

Sur la porte, un panneau "ne pas déranger". Le 26 mai, Kinga Wolf est retrouvée morte, dans la baignoire de la chambre du couple. La veille, son compagnon avait quitté l'hôtel au volant de sa Porsche, laissant sur la porte un écriteau : "ne pas déranger". Quand la porte de la chambre est enfin ouverte, sur insistance de la famille de Kinga qui ne parvient plus à la joindre depuis deux jours, tout est sens dessus dessous. Traces de sang sur les murs et le matelas, lustre et pied de chaise brisés, câbles électriques arrachés. Deux pistolets à impulsion électrique, dont un camouflé en tube de rouge à lèvres, sont retrouvés. La victime, dénudée, porte de nombreuses traces de coups. L'autopsie révèle des hémorragies à la tête, au foie ou au pancréas, et une brûlure compatible avec une arme à impulsion électrique.

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Ian Griffin évoque un "trou noir". Les enquêteurs lancent aussitôt un mandat d'arrêt contre Ian Griffin. L'homme est interpellé quelques jours plus tard, le 1er juin, en Angleterre. L'homme s'est réfugié chez un ami, affirmant venir de tenter de mettre fin à ses jours. Extradé en mai 2011, il avait été incarcéré jusqu'en mars 2013, puis remis en liberté sous bracelet électronique, après une grave maladie.