Menaces d'attentat à Bruxelles au nouvel an : six nouvelles interpellations

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 Menaces d'attentat à Bruxelles au nouvel an : six nouvelles interpellations
@ AFP
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Ils sont suspectés d'avoir projeté de commettre des attentats à l’occasion des fêtes de fin d’année en Belgique.

Ils sont suspectés d'avoir projeté de commettre des attentats à l’occasion des fêtes de fin d’année en Belgique. Six nouvelles personnes ont été interpellées jeudi matin, récemment dans le dossier sur les menaces "sérieuses" d'attentats djihadistes en Belgique. Ils envisageaient de s’attaquer à plusieurs lieux emblématiques de Bruxelles. Dans ce dossier, déjà deux suspects, membre d’un groupe de motards de la périphérie bruxelloise, ont été arrêtés et placés en détention préventive mardi. Un dossier distinct des attentats de Paris du 13 novembre, a indiqué le parquet de Bruxelles.

Six nouveaux suspects. Sept perquisitions en lien avec l'affaire ont eu lieu jeudi matin dans différents quartiers de Bruxelles et son agglomération, notamment à Molenbeek, d'où est originaire Salah Abdeslam, et qui a servi de port d'attache à plusieurs membres de cellules djihadistes. "Les objets saisis lors des perquisitions, notamment du matériel informatique et des téléphones, sont en cours d’analyse', rapporte un communiqué du parquet fédéral belge.

A la suite de ces perquisitions, six personnes ont été interpellées et emmenées pour audition, selon cette même source. "Le magistrat instructeur décidera dans le courant de la journée de décerner ou non un mandat d’arrêt à leur encontre", précise le communiqué.

Deux "Kamikazes riders" déjà interpellés. Mardi, deux individus avaient déjà été interpellés dans ce dossier. Ils sont inculpés de "participation aux activités d'un groupe terroriste et de menaces d’attentats". L'un des deux est soupçonné d'être à la fois dirigeant et recruteur d'une cellule terroriste en vue de commettre des attentats, comme auteur ou coauteur.

Lors des précédentes perquisitions, les enquêteurs avaient trouvé "du matériel informatique, des tenues d'entraînement de type militaire et du matériel de propagande de l'Etat islamique". Ils avaient aussi mis la main sur du matériel d'airsoft, un sport qui utilise des reproductions d'armes à feu et se joue en treillis militaire.

Saïd S. et Mohammed K., âgé de 30 et 27 ans, ont vu leur détention provisoire prolongée de trois mois jeudi.