Marseille : un homme se revendiquant de l'Etat islamique condamné à deux ans de prison pour apologie de terrorisme

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Marseille : un homme se revendiquant de l'Etat islamique condamné à deux ans de prison pour apologie de terrorisme
Condamné à quinze reprises entre avril 2002 et avril 2014, l'homme de 33 ans a fait part aux enquêteurs de son intention de partir en Syrie avec sa compagne.@ AFP
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Condamné à quinze reprises entre avril 2002 et avril 2014, l'homme de 33 ans a fait part aux enquêteurs de son intention de partir en Syrie avec sa compagne.

Un homme de 33 ans qui disait avoir fait allégeance à l'État islamique et affirmait vouloir tuer des juifs à Marseille, a été condamné mardi à deux ans de prison pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de la cité phocéenne. Les juges ont ordonné le maintien en détention de Mohamed Chebab qui avait affirmé durant l'enquête préparer une agression imminente devant la grande synagogue de Marseille.

"Vous ne savez pas qui vous avez arrêté". Le prévenu, qui faisait l'objet d'une fiche de recherche pour atteinte à la sûreté de l'État ("fiche S") avait été interpellé, le 11 mai 2016 à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, alors que sa compagne était parvenue à s'échapper du mobil-home où ils habitaient et où il la séquestrait, selon ses dires, depuis plusieurs jours. Lors de l'intervention des policiers, deux grands couteaux étaient posés sur une table.

Pendant son interpellation, Mohamed Chebab avait crié "Allah Akbar, l'État islamique restera" à plusieurs reprises, et lancé aux policiers : "Le Coran dit qu'il faut vous tuer, vous avez bien fait de prendre mes couteaux parce que j'avais prévu de m'en servir, de découper vos enfants... Je voulais partir là-bas, je parle de Daech... Vous ne savez pas qui vous avez arrêté."

Condamné quinze fois entre 2002 et 2014. Condamné à quinze reprises entre avril 2002 et avril 2014, Mohamed Chebab a fait part aux enquêteurs de son intention de partir en Syrie avec sa compagne et a dit s'être rendu en Belgique, à Molenbeek, pour y rencontrer "des frères". À plusieurs reprises, il a évoqué en garde vue le projet de "planter des juifs dans une synagogue de Marseille", déclarant vouloir "en tuer au minimum trois" avant d'être interpellé.

Expertises psychiatriques. Disant avoir fait serment d'allégeance à Daech, il a assuré, évoquant les attentats de Nice et de Saint-Etienne du Rouvray, qu'"écraser 80 personnes avec un camion ou égorger un prêtre, ça ne (lui) fait rien". Lors de l'enquête, un expert psychiatre avait conclu à des troubles psychiques ayant altéré son discernement tandis qu'un psychologue a évoqué "un raccrochage narcissique à une idéologie islamiste radicale tendant à conférer un sens à son existence".