Marseille : "on a entendu d'énormes coups de feu"

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Marseille : "on a entendu d'énormes coups de feu"
@ AFP
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TÉMOIGNAGE E1 - Une habitante raconte les tirs d'armes automatiques entendus dans la cité de Castellane, dans les quartiers nord de la cité phocéenne.

Le climat était plus que tendu lundi matin dans la cité de Castellane, haut lieu du trafic de stupéfiants, dans les quartiers nord de Marseille. Des riverains de cette zone sensible ont signalé dans la matinée des "tirs de kalachnikov en l'air", sans faire pour autant état de victime. Rapidement, les hommes du GIPN sont intervenus sur place à bord d'un véhicule blindé. Pour l'heure, l'incertitude demeure sur les causes de ces tirs. Il pourrait s'agir aussi bien d'un règlement de comptes que d'une démonstration de force, alors que Manuel Valls doit se rendre lundi dans la cité phocéenne. Une habitante du quartier raconte la scène impressionnante dont elle a été témoin.

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"Je suis encore sous le choc". "On a entendu des énormes coups de feu. Ça ne s'est pas arrêté. Et tout le monde est rentré en courant dans la pharmacie. Ça a duré un bon quart d'heure. Je suis encore sous le choc", confie-t-elle au micro d'Europe 1.

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D'après cette riveraine, les auteurs de ces tirs sont lourdement armés. "Ce sont des jeunes qui étaient en bas des immeubles. Ils étaient tous armés, habillés tout en vert, avec des grosses armes, apparemment c'était des kalachnikovs", détaille-t-elle.

"On entend juste le bruit des hélicoptères". Les habitants qui se trouvaient à l'extérieur au moment des tirs se sont donc tous réfugiés dans la pharmacie. "Des clients les ont vus, tout le monde courait, on a dû fermer le rideau. Maintenant, nous sommes enfermés dans la pharmacie. On entend juste le bruit des hélicoptères. On ne sort pas", rassure-t-elle. Un hélicoptère a en effet rapidement été dépêché sur place. Et une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) a été mobilisé pour boucler les accès au quartier. La crèche du quartier est évacuée et les écoles sont confinées.