Manif pour tous : les "veilleurs" font le siège de l'Élysée

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Manif pour tous : les "veilleurs" font le siège de l'Élysée
@ Capture Youtube
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INFO E1 - Au moins trois personnes ont été interpellées. Le calme n’est revenu que jeudi à l'aube.

Les opposants au mariage pour tous ne lâchent effectivement rien. Après un défilé de deux cents véhicules dimanche à Paris, les antis mariage gay ont campé devant l'Elysée mercredi soir. Les veilleurs, des militants généralement croyants et pacifistes, ont été dispersés dans la nuit.

Début de la mobilisation à l'Hôtel de ville. L'action des veilleurs a commencé mercredi, place de l'Hôtel de ville, avec la lecture d'un texte rédigé par le collectif des avocats veilleurs. Après ce premier rassemblement, les opposants au mariage pour tous ont fait mine de se disperser avant de se retrouver par petite groupes, à pied ou en voitures, aux abords de l'Elysée. Selon une source proche du dossier, les militants avaient clairement l'intention de manifester devant l'Elysée.

Trois personnes interpellées. Au total, près d’une centaine de manifestants se sont rassemblés aux abords de la Présidence de la République. "Une petite trentaine de ces manifestants est parvenue à se placer sur le trottoir en face de l'Elysée, les autres ont été maintenus à distance", a précisé une source policière. Il a fallu l’intervention de nombreux policiers, gendarmes, CRS pour contenir et repousser ces militants. Au moins trois personnes ont été interpellées. Le calme n’est revenu que vers 4 heures jeudi matin.

Regardez la vidéo mise en ligne par les "veilleurs" :

Des actions plusieurs fois par semaine. Un noyau d'irréductibles opposants au mariage pour tous poursuit, depuis l'adoption de la loi au Parlement, les actions de protestation. Certains, qui se baptisent "les veilleurs debout", se tiennent immobiles, en signe de protestation, devant des lieux symboliques, comme le ministère de la Justice, dans le centre de Paris.  Plusieurs fois dans la semaine, ces "veilleurs" décident de se rassembler dans la capitale "sans jamais déclarer aux autorités de manifestation", a explique cette source proche du dossier.