Lyon : une stèle en mémoire des enfants d'Izieu profanée

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Lyon : une stèle en mémoire des enfants d'Izieu profanée
La stèle profanée à Lyon avait été érigée en hommage aux déportés de la rafle d'Izieu, comme celle-ci, à Izieu.@ ERIC CABANIS / AFP
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La stèle, érigée en mémoire des 44 enfants juifs et 7 adultes déportés après la rafle d'Izieu en 1944, "a été profanée, brisée et arrachée".

Une stèle érigée à Lyon en mémoire des 44 enfants juifs et 7 adultes déportés après la rafle d'Izieu (Ain) en 1944 "a été profanée", a indiqué lundi à l'AFP le président régional de l'association des Filles et fils de déportés juifs de France (FFDJF).

"On va la reconstruire." "La stèle a été profanée, brisée et arrachée. Tout est enlevé", a déploré Jean Lévy. "Nous sommes effondrés mais nous ne baissons pas les bras. On va la reconstruire", a-t-il souligné, ajoutant que la FFDJF allait "porter plainte, avec la mairie de Lyon". "C'est d'autant plus grave que nous venons de célébrer les 30 ans du procès de Klaus Barbie", le responsable de la rafle d'Izieu.

Cette stèle qui porte les noms de toutes les victimes d'Izieu se trouve dans un jardin, dans le 7ème arrondissement de Lyon, derrière le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD), musée qui traite de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale à Lyon, en France et dans le monde. La stèle "côtoie dans le jardin une sorte de totem où sont décrites, d'une part, la vie des enfants d'Izieu et, d'autre part, l'arrestation de Klaus Barbie". Les scolaires qui visitent le CHRD viennent ensuite souvent se recueillir devant ces monuments, a-t-il ajouté.

Klaus Barbie condamné à perpétuité en 1987. Surnommé le "boucher de Lyon", Klaus Barbie, ex-chef local de la Gestapo, a été jugé en 1987 pour la rafle de ces enfants juifs et de leurs encadrants dans la "colonie" d'Izieu en avril 1944 et pour l'organisation d'un convoi de Lyon à Auschwitz le 11 août 1944. Barbie comparaissait aussi pour la rafle de 86 juifs rue Sainte-Catherine, au siège lyonnais de l'Union générale des israélites de France (Ugif), en février 1943. Il a été condamné le 4 juillet 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité et est mort en prison quatre ans plus tard.